La commission mixte de la CEDEAO se penche sur la situation des droits humains en Afrique de l’Ouest.

Le respect des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité est sans doute une des préoccupations majeures des différentes  communautés qui vivent dans l’espace de la CEDEAO a indiqué, mercredi, à Dakar le président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé Lô, affirmant que le terrorisme, les rébellions armés et les crises politiques constituent des facteurs qui fragilisent la jouissance effective des droits fondamentaux.

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Il s’exprimait lors de la réunion délocalisée de la commission mixte de la CEDEAO portant sur le thème: »la situation des droits humains dans les zones en crises sécuritaire en Afrique de l’Ouest ».

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« L’objectif général de la réunion est de permettre au Parlement de s’informer de la situation des droits humains dans les zones en crise sécuritaire dans l’espace communautaire, afin d’apporter sa contribution à l’amélioration des conditions des populations victimes de ces crises » a dit le président du Parlement de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest Moustapha Cissé Lô.
Selon lui, « le respect des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité est sans doute une des préoccupations majeures des différentes  communautés qui vivent dans l’espace de la CEDEAO ».
Ainsi, il a souligné que « le terrorisme et les rébellions armés, les crises politiques constituent des facteurs qui fragilisent la jouissance effective des droits fondamentaux reconnue à la fois par les Constitutions  nationale des États membres et par le Protocole de la CEDEAO ».

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Il a aussi relevé que « les zones en proie aux crises sécuritaires, le droit à la vie est quotidiennement compromis, comme l’a liberté de circuler et de mener les activités économiques nécessaires à la survie des populations ». 

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  » le lot important de réfugiés et de déplacés, les atteintes au respect des droits de l’Homme, en particulier dans le cadre  de la lutte contre le terrorisme, sont de preuves évidentes du lien entre sécurité- droits humains et développement qui constituent les défis majeurs de notre temps », a ajouté M. Moustapha Cissé Lô.

« Avec l’accentuation du terrorisme dans la sous-region notamment, depuis 2009 au Nigeria et 2011 au Mali, ses effets au Niger, au Burkina Faso et en Côté d’Ivoire, une nouvelle forme de crise se manifeste », a soutenu la co-presidente de la commission mixte de la CEDEAO Fatoumata Diabaly.

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« Pour faire face à cette nouvelle menace, les gouvernements et la Communauté internationale ont pris des initiatives vigoureuses de sécurisation des espaces affectés par la crise sécuritaire notamment au Nord-Est du Nigeria, le Nord et le Centre du Mali, le Niger et le Burkina Faso », souligne-t-elle.

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Elle aussi indiqué que « toutes ces crises ont eu comme conséquence la création de graves situations humanitaires dans les zones en conflit avec des milliers de personnes déplacées et de réfugiées à travers  la sous-region ».
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Pour  le président de l’Assemblée nationale du Sénégal Moustapha Niasse, » En Afrique de l’Ouest, ces nouveaux conflits mettent parfois en jeu l’autorité de l’État, parce qu’essaiment, dans certaines zones de non-droit , des groupuscules qui chargent ce couple infernal de la violence et de l’injustice, c’est-à-dire la négation des droits humains ». 

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« Aujourd’hui, avec l’expression de cette violence qui ignore les frontières, l’on comprend aisément l’impérieuse nécessité de promouvoir une coopération étroite entre les État, pour juguler un mal souvent  mû par un aveuglement qui charrie des certitudes aux antipodes de la rationalité  consubstantielle à notre condition d’homme », ajoute-t-il. 

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Pour rappel, cette réunion se tient à la suite du forum parlementaire sur la migration et la libre circulation des personnes et des biens et la première session extraordinaire, tenus à  Dakar au mois de février 2018  sous  la présidence du président Macky Sall. 
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