UCAD: CRI DU CŒUR DE LA COMMUNAUTÉ ESTUDIANTINE

 

On est heureux que notre plume ait la sensibilité et le désir ardent de partager la quotidienneté des souffrances du sénégalais  lambda, celui qui se déferlait  très tôt le matin dans les bureaux de vote pour s’acquitter de son devoir citoyen avec l’espoir que ses larmes seront essuyées et que ses préoccupations seront prises au sérieux mais qui peine jusqu’à présent à joindre les deux bouts. Jamais on n’a autant saisi la valeur d’une carte électeur, l’importance d’un bon choix qu’en ce moment où les populations souffrent de tous les maux, l’université est au bord du gouffre, le goorgolou est confronté à tous les problèmes du monde pour assurer le manger et le boire à ses enfants.

        Aujourd’hui on a pas besoin d’être un étudiant pour comprendre son calvaire qui découle d’une obligation d’être en confrontation permanente avec les forces de l’ordre pour l’ouverture du campus social ce qui révèle le manque d’harmonie entre les décisions des autorités du centre des œuvres universitaires de Dakar ( Coud) au détriment de la communauté estudiantine qui est confrontée a toutes les peines du monde  pour joindre les deux bouts.  C’est pourquoi on ne peut pas être  surpris de l’expression de leur colère dans la rue tout en sachant que quand on est incapable d’assurer le minimum a ses étudiants le plus souvent on adopte la répression pour les réduire au silence les forces dissidentes qui ne peuvent pas s’en passer  de manifester leur désaccord par rapport aux multiples maux qui pourrissent leur vie.

      On  pense que la satisfaction du peuple doit être la source de motivation ou le but de tout leader politique voire même la cause de l’implication dans le jeu politique parce que le plus noble acte est d’être au service des populations comme il est également évident que le plus ignoble acte est la trahison de sa conviction sous le diktat de ses intérêts personnels.

      Cependant la prise de conscience des masses populaires est une étape fondamentale pour le changement radical du désir immodéré de s’enrichir penchant vers un attachement profond aux convictions ataviques qui nous dépouillent de nos valeurs morales. Mais quand  on préfère rester cloîtrer dans sa chambre, son atelier, bureau dans les amphithéâtres se contentant d’une fonction électrice, applaudisseuse et d’une virulente diatribe   à l’égard de la classe politique je crois qu’il serait plus responsable de passer a l’aveu de son échec et de son apathie  de participer dans l’amélioration des conditions de vie et d’existences de son peuple .

Cependant il importe de noter que c’est toujours au peuple de décider de la conduite à adopter face aux problèmes liés à la  gestion de son pays car que quelque soit la gravité de la situation, il a toujours le dernier mot et le devoir de réagir quand son bien-être est en jeu.

 

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