Trois ans, deux mois, que nous quittait dans des conditions tragiques Bassirou Faye, tué par balle réelle par les forces de l’ordre le 14 août 2014 dans une manifestation des étudiants qui réclamaient leurs bourses. Avec toutes les promesses qui ont été faites à la famille ainsi que à la communauté estudiantine que justice sera faite et l’émoi que son décès a suscité, force est de s’attendre à l’ébahissement, la désolation et la déception des citoyens face à la situation inerte de ce dossier.
.
Aujourd’hui, difficile de croire qu’on en soit là. Mais la triste réalité est que la justice sénégalaise peine jusqu’à présent à élucider ce dossier où l’Etat du Sénégal, employeur du policier a été civilement reconnu responsable et Sidy Muhammed Boughaleb a écopé de 20 ans de travaux forcés et 50 millions à titre de dommages et intérêts après dix-sept mois de prison passés à la maison d’arrêt de Rebeuss.
.
Cependant, comme dans tout Etat de droit il existe des voies de recours pour tout citoyen qui pense être lésé dans une décision de justice nul ne pouvait refuser à sa défense de poursuivre son combat juridique pour sauver la peau de son client. « Nous allons faire appel de la décision très rapidement. Parce qu’il faut que justice se fasse nous sommes dans un Etat de droit. Nous ne voulons pas de justice politique», s’est souligné l’Avocat du policier, Me Moussa Bocar Thiam après que la cour a rendu son verdict. Ce qui est tout à fait normal et naturel mais qui ne devait en aucun cas être synonyme de l’abandon du dossier dans les tiroirs encore moins l’arrêt de la procédure judiciaire.
.
Le temps de la justice n’est pas celui de la politique mais la décision divine aussi n’attend pas les juristes encore moins les politiciens. Mamadou Faye, Le père de feu Bassirou Faye, est décédé entre temps sans que justice soit faite sur la mort de son fils. Pourtant, après la mort tragique de l’étudiant de la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de l’UCAD Bassirou Faye le président de la République Macky Sall était vite entré en contact avec lui pour présenter ses condoléances dans un appel téléphonique depuis la France où il se reposait à l’époque. Ce qui a été salutaire car à travers cet acte c’est le chef suprême des armées qui compatissait à la douleur de la famille éplorée. C’est pourquoi nous croyons que c’est à lui de veiller à ce que ce dossier pendant devant la justice sénégalaise depuis trois ans soit vidé juridiquement au nom du respect de la dignité humaine.
.
Trop c’est trop ! Le procureur avait soutenu dans son réquisitoire devant le tribunal que les forces de l’ordre étaient parties à l’Ucad ce jour-là (14 août 2014 Ndlr) pour installer le chaos et la désolation. « Car, elles sont rentrées dans l’intimité de ces étudiants en rentrant dans leur chambre. Ces forces de l’ordre ont cassé sous le coup des ordinateurs et déchiré des documents de ces apprenants ». En plus, au-delà de la casquette estudiantine, Bassirou Faye était un citoyen sénégalais lamentablement assassiné dans son propre pays. Donc, le minimum que l’on puisse faire est de tout mettre en œuvre pour que justice soit rendue à sa famille.
.
DJIBY SENE / Journaliste – blogueur
Vous êtes comptable confirmé(e) et vous cherchez un nouveau défi à Dakar ? TLN Africa…
APPEL À CANDIDATURES Recrutement de prestataires EDC-Sénégal lance un appel à candidatures pour le recrutement…
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention nationale État-Employeurs (CNEE) «…
L’attaquant international sénégalais Iliman Ndiaye va quitter Everton pour rejoindre Manchester City, avec lequel un…
L’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Mbour a lancé un appel à…
L’Assemblée nationale est convoquée en session extraordinaire le mardi 1er septembre 2026 à partir de…