Le 25 mai dernier, le Lancet publiait un article montrant des résultats négatifs de l’hydroxychloroquine, notamment une augmentation de la mortalité et des troubles cardiaques. Aussitôt en France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a décidé de lancer une procédure de suspension des essais cliniques et deux jours plus tard, un décret paru au Journal officiel abrogeait les dispositions dérogatoires autorisant la prescription d’hydroxychloroquine à l’hôpital, hors essais cliniques.
Dans la foulée, l’Oms suspendait ses essais. Mais très vite, des voix se sont élevées contre l’étude de The Lancet. Le 29 mai dernier, plusieurs chercheurs du monde entier dont le professeur Oumar Gaye du Sénégal ont demandé, dans une lettre ouverte, l’accès aux données brutes traitées par les auteurs. Ils pointaient des incohérences dans l’étude.
Cette dernière a ainsi été passée à la loupe, si bien que The Lancet a été contraint de publier un court erratum reconnaissant une… “erreur de codage” et la publication “d’un tableau de données redressées en lieu et place de données bruts”. Le correctif explique que des morts attribués à un hôpital australien auraient dû être comptés en… Asie.
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