‘’Paid, Not to Publish” : dans les entrailles du système Kocc Barma
Scandale numérique, extorsion de fonds et blanchiment à l’ère 2.0
C’est une plongée glaçante dans les coulisses d’un système d’extorsion numérique aussi sophistiqué que cynique. El Hadji Babacar Dioum, alias le tristement célèbre Kocc Barma, fait désormais face à la justice sénégalaise. Et les révélations de l’enquête menée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) révèlent un véritable empire du chantage sexuel, soutenu par une logistique bien huilée, une organisation structurée, et un cynisme assumé.
9 000 fichiers pour faire taire…
Tout part d’un MacBook Pro 13 pouces saisi lors de la perquisition au domicile du principal mis en cause à Ngor. Les enquêteurs y découvrent un répertoire froidement intitulé : “Paid Not to Publish”. Le nom donne le ton. À l’intérieur, des fichiers détaillant les identités des victimes ayant payé pour échapper à la publication de leurs séquences intimes, souvent obtenues ou reçues dans un contexte de confiance.
Selon les premiers éléments, une victime a déboursé 2 millions de FCFA, une autre a payé 9 668 euros. Des sommes conséquentes, versées dans l’urgence et la terreur, pour éviter l’humiliation publique sur des plateformes bien connues pour leurs pratiques controversées.
💶 Des circuits financiers bien tracés
L’enquête révèle que du 28 juillet 2017 au 24 avril 2025, un complice toujours recherché a versé 50,4 millions de FCFA sur le compte personnel de Dioum ouvert à la CBAO. Ce même compte a enregistré 43 millions de FCFA en provenance de la plateforme Exodick, soupçonnée d’héberger du contenu à caractère sexuel illicite.
Ce qui frappe, c’est la régularité des montants et la structuration des flux financiers. Des virements, parfois anonymes, qui servaient à financer des entreprises écrans, notamment une société de vente de véhicules (“Mba Authority”) et un restaurant (“Eddys”). Lors de la perquisition dans ce dernier, les enquêteurs ont découvert un brouilleur de signal, suggérant des tentatives de se soustraire à toute surveillance électronique.
Des milliers de cibles en attente
Plus troublant encore, les fichiers “Newgirl” et “Nouveau dossier 4”, retrouvés dans le même ordinateur. Le premier contient plus de 4 000 vidéos et images à caractère sexuel, représentant de potentielles futures victimes, parfois identifiées par des noms, des pseudonymes ou des localisations. Le second recense 147 fichiers classés comme “torrides”, compilés méthodiquement.
Ce degré d’organisation soulève la question d’un réseau structuré, bien au-delà d’un simple délinquant isolé.
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