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44 milliards FCFA levés, 0 confiance perdue : quand Moody’s dégrade, les investisseurs, eux, notent le Sénégal autrement

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Décidément, les chiffres n’ont pas toujours le même sens à New York et à Dakar. Le 10 octobre, pendant que Moody’s annonçait avec gravité la dégradation de la note souveraine du Sénégal — de B3 à Caa1, assortie d’une perspective négative, comme pour dire “attention danger” — le Trésor sénégalais, lui, faisait tout simplement le plein sur le marché régional.

En une seule journée, le pays a mobilisé 44 milliards de francs CFA, soit plus que les 40 milliards initialement visés, dans une émission de Bons et d’Obligations du Trésor qui a littéralement séduit les investisseurs.

Taux de couverture : 174 %. Taux de confiance : 100 %.

Moody’s peut bien froncer les sourcils, mais les marchés, eux, ont voté avec leurs portefeuilles.

Quand la réalité dément la théorie

Selon la logique des agences de notation, une note qui baisse, c’est un signal de méfiance.

Mais visiblement, les investisseurs régionaux n’ont pas reçu la note.

La quasi-totalité des souscriptions — 99,93 % — proviennent d’acteurs résidents au Sénégal.

Eux n’ont pas vu le risque, mais plutôt la solidité d’un État qui honore ses engagements et reste un pilier du marché de l’UEMOA.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Le BAT de 364 jours a mobilisé près de 40 milliards FCFA, Les OAT à 3 et 5 ans ont complété le tableau, Et les taux de rendement sont restés contenus, preuve que la confiance ne se négocie pas au rabais.

La souveraineté, ça ne se note pas

Moody’s a ses algorithmes, le Sénégal a ses réalités.

Tandis qu’à Wall Street on évalue les risques à coups de formules, sur le terrain ouest-africain, on mesure surtout la constance, la stabilité et la résilience.

Et sur ces trois points, le Sénégal garde sa longueur d’avance.

Cette levée de fonds réussie, réalisée le jour même de la “mauvaise note”, sonne presque comme une réponse polie mais ferme :

‘’Merci du conseil, mais ici, la confiance se gagne autrement.”

Car si la note baisse, la crédibilité, elle, reste intacte — et mieux encore, rémunératrice.

Les investisseurs ont tranché

En définitive, la seule notation qui compte n’est pas celle publiée dans les rapports de Moody’s, mais celle exprimée par les acteurs du marché.

Et ce jour-là, leur verdict fut sans appel : le Sénégal reste une valeur sûre.

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Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

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