À Grand Yoff, l’arrestation d’un faux médecin a plongé tout un quartier dans la stupeur, révélant l’ampleur d’une imposture qui aurait pu coûter la vie à des innocents. Le 27 novembre 2025, les policiers du Commissariat d’Arrondissement ont interpellé un individu qui se faisait passer pour praticien, accumulant les délits : exercice illégal de la médecine, usurpation d’identité, escroquerie, faux, usage de faux et mise en danger de la vie d’autrui.
L’affaire éclate quatre jours plus tôt, lorsqu’un sexagénaire, affaibli par des problèmes cardiaques, se tourne vers les enquêteurs. L’homme raconte comment celui qu’il croyait être un médecin lui avait soutiré 450 000 francs avec la promesse de traiter un trouble cardiaque installé depuis des années. Le jour du rendez-vous, le pseudo médecin lui avait prélevé du sang, montré des vidéos d’opérations chirurgicales comme pour le rassurer, avant de fixer une nouvelle date pour un diagnostic plus poussé. Une mise en scène bien huilée qui, pour la victime, avait tout d’un acte médical… jusqu’à ce que le doute ne le pousse à alerter la police.
Les investigations mènent finalement les agents à Khar Yalla, où l’homme est intercepté. Dans son sac, les policiers découvrent un véritable arsenal laissant imaginer une activité clandestine méticuleusement organisée : vingt-cinq ordonnances cachetées, treize bulletins d’examen, des fils de suture, un tensiomètre, des cartes d’abonnement médical, des analyses biologiques, un carnet de factures, mais aussi deux cartes d’identité appartenant à d’autres personnes et une multitude d’effets personnels. Entre les documents médicaux volés, les outils destinés à simuler une pratique professionnelle et même quelques préservatifs, le contenu laisse entrevoir des dérives possibles qui inquiètent autant qu’elles indignent.
Face aux enquêteurs, l’homme reconnaît avoir fréquenté plusieurs cliniques de Dakar. Il affirme avoir soigné des dizaines de patients, chez eux, dans la capitale et sa banlieue. Une confession qui glace, tant elle rappelle la vulnérabilité de ceux qui, faute de moyens ou par confiance maladroite, ouvrent leur porte aux marchands d’illusions médicales.
Placé en garde à vue, l’individu devra désormais répondre de ses actes. Dans le voisinage, l’émotion reste vive : beaucoup s’interrogent sur les dégâts invisibles que ce faux praticien a pu causer, et sur la fragilité d’un système où la détresse des malades devient parfois une opportunité pour les imposteurs les plus dangereux.
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