À quelques encablures de Aéroport international Blaise Diagne, un chantier discret pourrait bien marquer un tournant majeur dans la trajectoire énergétique du Sénégal. Le 20 avril 2026, les travaux d’une centrale de stockage d’énergie par batteries (BESS) y ont été officiellement lancés, dans la région de Thiès. Derrière cette infrastructure encore peu visible du grand public se joue pourtant une petite révolution : celle d’un système électrique plus stable, plus propre et plus souverain.
Le principe est simple, presque intuitif : capter l’électricité produite en surplus — notamment par le solaire – et la restituer au moment où la demande augmente ou lorsque le soleil décline. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une prouesse technologique. Avec une capacité annoncée de 56 MW / 56 MWh, la future centrale sera capable de réagir en moins de 250 millisecondes aux variations du réseau. Une rapidité d’exécution essentielle pour éviter les déséquilibres et limiter les délestages, encore redoutés par les usagers.
Adossée à une centrale solaire déjà existante, cette unité de stockage permettra d’optimiser l’utilisation de l’énergie renouvelable produite localement, souvent sous-exploitée faute de solutions de stockage adaptées. Une avancée majeure dans un pays où l’ambition de verdir le mix énergétique se heurte encore à des contraintes techniques.
Porté par la Senelec, le projet bénéficie d’un solide appui international. L’Agence française de développement (AFD) y joue un rôle clé, aux côtés de partenaires européens. Au total, 36 millions d’euros ont été mobilisés : une large part sous forme de don de l’Allemagne via la KfW, complétée par un prêt souverain français.
Ce montage financier illustre la confiance des partenaires techniques et financiers dans la stratégie énergétique du Sénégal, mais aussi l’importance accordée à ce type d’infrastructures dans la lutte contre le changement climatique.
Au-delà des chiffres, la centrale BESS de Diass s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un pays désireux de réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées. En stockant l’énergie produite localement, le Sénégal renforce sa capacité à maîtriser son approvisionnement électrique tout en réduisant ses coûts à long terme.
L’enjeu est également social. Une électricité plus stable et mieux distribuée, c’est moins de coupures, une meilleure compétitivité pour les entreprises et un confort accru pour les ménages. À l’horizon 2029, les autorités visent un accès universel à une énergie fiable et abordable.
Ce projet s’inscrit dans le programme Smartgrid lancé en 2018, qui ambitionne de moderniser en profondeur les réseaux de transport et de distribution d’électricité. Dans ce cadre, les batteries ne sont qu’un élément parmi d’autres d’un système plus intelligent, capable d’anticiper et de gérer en temps réel les flux énergétiques.
Les travaux, prévus pour durer douze mois, devraient aboutir en mars 2027 avec la mise en service de la centrale. Une échéance qui sera scrutée de près, tant cette infrastructure est appelée à devenir un pilier de la résilience énergétique du pays.
Avec ce projet, le Sénégal ne se contente pas de suivre la tendance mondiale : il affirme une ambition claire, celle de devenir un acteur crédible de la transition énergétique en Afrique de l’Ouest. À Diass, les batteries ne stockeront pas seulement de l’électricité – elles emmagasineront aussi une part du futur énergétique du pays.
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