Lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko s’est présenté devant les députés à l’Assemblée nationale, c’est un signal fort qu’il a adressé aux Sénégalais : celui d’un tournant imminent dans la politique énergétique du pays. À ses côtés, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye, a confirmé que les mesures de baisse des prix de l’électricité et des produits pétroliers entreront en vigueur avant le 1ᵉʳ janvier, un engagement qui vient répondre à l’une des attentes les plus pressantes des ménages et des entreprises.
Cette annonce n’est pas arrivée par hasard. Elle s’inscrit dans la continuité du message du Premier ministre, qui, le 27 octobre 2025, avait déjà levé le voile sur une série de baisses ciblant l’électricité, le gaz, l’essence et le gasoil. Devant les membres du gouvernement, les partenaires sociaux et les acteurs économiques réunis à Dakar lors de l’installation du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique, Ousmane Sonko avait présenté ces décisions comme un acte fort, dicté par les orientations du président Bassirou Diomaye Faye.
Dans un contexte de cherté de la vie et de tensions sur le pouvoir d’achat, la promesse a eu l’effet d’une bouffée d’air pour de nombreux Sénégalais. Car derrière ces annonces se trouvent des factures qui pèsent lourd, des entrepreneurs qui se battent pour maintenir leur activité et des familles pour qui l’énergie représente une part croissante du budget. « Il y aura sous peu de temps des mesures de baisse », avait assuré le Premier ministre, rappelant que cette décision découle d’une instruction directe du chef de l’État.
Au-delà de l’allégement immédiat, ces baisses s’inscrivent dans une dynamique plus large : celle de la souveraineté économique et de la justice sociale, priorités affichées du duo exécutif. L’objectif est clair : faire en sorte que les réformes structurelles engagées depuis plusieurs mois se traduisent concrètement dans la vie quotidienne des citoyens. Le gouvernement veut montrer que la transformation économique du pays n’est pas un concept technocratique, mais une réalité qui doit se ressentir dans chaque foyer, chaque quartier, chaque entreprise.
Avec l’échéance fixée avant le 1ᵉʳ janvier, le Sénégal s’apprête à franchir une étape symbolique et stratégique. Une manière de clore l’année sur un geste politique fort, mais surtout d’ouvrir 2026 sous le signe d’un soulagement attendu et d’un cap réaffirmé : celui d’une économie plus juste, plus accessible et tournée vers le bien-être collectif.
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