Chaque année, le Grand Magal de Touba attire des millions de fidèles venus célébrer la mémoire de Cheikh Ahmadou Bamba. Et chaque année, la même question se pose : comment garantir la sécurité d’un tel rassemblement, aussi massif qu’intense ?
Pour cette 131ᵉ édition, la réponse est venue d’un déploiement hors norme : plus de 4 600 policiers, épaulés par des drones, des caméras de surveillance et des véhicules lourds, ont quadrillé la ville sainte. Un dispositif qui illustre la montée en puissance technologique de la Police nationale, désormais capable de surveiller en temps réel les foules et de réagir plus vite aux incidents.
La face cachée de la fête : trafics et arrestations
Derrière les prières, la ferveur et les chants religieux, l’ombre de la criminalité n’est jamais loin. Cette année encore, la police a procédé à 253 interpellations, dont 95 ont conduit à une présentation au parquet.
Le trafic de drogue reste l’un des défis majeurs : plus de 4 kilos de chanvre indien, des pilules d’ecstasy, du haschich, du skunk et du kush ont été saisis. De quoi rappeler que le Magal, vitrine spirituelle du Sénégal, est aussi une période où les réseaux illicites tentent de prospérer.
Les routes, point noir récurrent
Si la sécurité dans la ville a été globalement maîtrisée, c’est sur les routes que le drame s’est invité. En dépit des 1 117 pièces saisies et des 42 véhicules envoyés à la fourrière, 65 accidents ont été recensés, causant 6 décès et 34 blessés.
Un chiffre qui interpelle. Chaque année, les convois de pèlerins et les longues heures de trajet se transforment en casse-tête sécuritaire, faisant des routes du Magal l’un de ses points les plus sensibles.
Quand la police soigne et protège
Mais la mission policière ne s’arrête pas aux arrestations et aux contrôles routiers. Elle se joue aussi sur le terrain humanitaire. Deux postes médicaux installés par la Police nationale ont permis 453 consultations, 27 urgences traitées et même la réorientation de cas graves.
Plus touchant encore : 54 enfants égarés ont été retrouvés. La moitié a pu retrouver sa famille dans l’émotion et les larmes, tandis que les autres ont été confiés aux services sociaux.
Entre ordre et assistance
Au final, ce 131ᵉ Magal restera comme un succès sécuritaire, mais aussi comme une démonstration de la polyvalence des forces de l’ordre sénégalaises : maintenir la paix, traquer les trafiquants, fluidifier la circulation, mais aussi secourir, soigner et protéger les plus vulnérables.
Dans une ville en effervescence spirituelle, où le sacré se mêle au quotidien, la police a endossé un rôle discret mais essentiel : celui de gardienne du pèlerinage.
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