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« C’est un comportement néo-colonialiste », a assuré Kapua Sproat, professeure de droit à l’université d’Hawaï, interrogée par le quotidien britannique The Guardian lundi 23 janvier. La procédure donne l’impression que le sixième homme le plus riche de la planète veut déposséder des locaux d’un bout de terre qui appartient, parfois, à leur famille depuis des générations.
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La situation est plus complexe que ça. Mark Zuckerberg assure vouloir simplement indemniser tous ceux qui détiennent (même parfois sans le savoir) un droit sur une parcelle de son terrain. Les locaux, quant à eux, redoutent de ne pas avoir d’autre choix que d’accepter le prix d’une expropriation subie.
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Mark Zuckerberg se retrouve dans un casse-tête légal qui remonte au XIXe siècle. Il ne peut pas être sûr d’être le seul propriétaire en raison du Kuleana Act de 1850, loi qui a conféré aux Hawaïens de l’époque un droit de propriété sur les terres qu’ils ont cultivées. Et a permis à des étrangers d’acheter des bouts de terrain à l’État. Ces titres ont été automatiquement transmis et divisés à parts égales entre les différents héritiers. Au fil des générations, une parcelle de terrain peut ainsi avoir été divisée en dizaine de lopins appartenant à des personnes qui, parfois, ne sont même pas au courant d’en être les légitimes propriétaires.
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