Publicité
Categories: ActualitéSport

Iliman Ndiaye, la nouvelle baguette des Lions

Publicité
Publicité

Entre respect des anciens et souffle nouveau, Pape Thiaw face à un choix de roi

Devenu le métronome d’Everton, Iliman Ndiaye s’impose petit à petit comme le visage du renouveau offensif du Sénégal. Ses dernières prestations sous le maillot des Lions confirment ce que beaucoup pressentaient : le joueur formé à Sheffield United est en train de passer dans une autre dimension.

Mais une question taraude désormais tout le pays : comment le sélectionneur Pape Thiaw peut-il bâtir autour de ce joyau sans reléguer les monuments que sont Sadio Mané et Ismaïla Sarr ?

Le déclic : quand Iliman a pris les commandes

Deux passes décisives contre le Soudan du Sud (0-5), une influence constante dans le jeu, et cette impression que tout passe désormais par lui.

Déjà décisif lors du succès renversant face à la RD Congo (2-3), Iliman Ndiaye s’est imposé comme l’étincelle du collectif sénégalais.

Sa régularité force le respect : cinq titularisations consécutives, une constance rare à ce niveau.

À Everton, son évolution est tout aussi remarquable. Arrivé à l’été 2024, il a rapidement conquis Goodison Park. Meilleur buteur du club la saison passée (9 réalisations), il a débuté la nouvelle saison tambour battant avec déjà trois buts en sept rencontres.

Replacé à droite depuis l’arrivée de Jack Grealish, Iliman a su s’adapter sans jamais perdre en influence.

Technique, lucide, travailleur, il est devenu le chef d’orchestre des Toffees — un rôle qu’il transpose désormais en sélection.

Le casse-tête royal de Pape Thiaw

Dans la tanière, Iliman doit encore composer avec deux poids lourds : Sadio Mané et Ismaïla Sarr.

Depuis des années, ils occupent les ailes, symboles de la génération dorée.

Mané, malgré les critiques, reste l’âme du groupe. Son geste altruiste contre le Soudan du Sud — offrir le penalty à Nicolas Jackson — a rappelé à tous qu’il est bien plus qu’un buteur : un capitaine de valeurs.

Et s’il n’a plus le tranchant d’antan, sa lecture du jeu et son charisme demeurent des atouts précieux.

Ismaïla Sarr, lui, vit une renaissance. De retour en Premier League avec Crystal Palace, il retrouve la plénitude de son talent.

Huit buts, six passes décisives, un doublé face au Soudan du Sud : le Saint-Louisien est en feu.

Sa puissance et sa verticalité en font une arme indispensable, surtout dans une équipe où les transitions rapides restent vitales.

Mais voilà : trois leaders, deux ailes, et une seule place de numéro 10.

Le Sénégal de Pape Thiaw doit trouver la bonne équation.

Les pistes tactiques : trouver la clé du trio magique

Face au Soudan du Sud, Thiaw a testé le 4-2-3-1.

Un choix audacieux, qui a permis de libérer Mané dans l’axe tout en maintenant Iliman et Sarr sur les côtés.

Le résultat ? Une attaque fluide, complémentaire, efficace.

Iliman, parti de la droite, a trouvé son équilibre ; Mané a pu décrocher et créer ; Sarr, lui, a brillé dans la profondeur.

Autre option : un 4-3-3 plus traditionnel, avec Mané en faux neuf.

Ce schéma permettrait d’utiliser l’expérience de Sadio tout en donnant à Iliman la liberté d’explorer l’aile gauche.

Mais il a un coût : Nicolas Jackson, en pleine confiance, serait relégué sur le banc.

Enfin, Pape Thiaw pourrait surprendre avec un 3-4-2-1, où Mané et Iliman évolueraient derrière un avant-centre mobile.

Sarr, repositionné piston droit, apporterait volume et percussion.

Ce système offrirait un équilibre défensif et une explosivité en transition, proche de ce que pratiquent les grandes sélections modernes.

Vers un nouveau Sénégal

Iliman Ndiaye n’est plus une promesse. Il est le présent et peut-être l’avenir du Sénégal.

À 25 ans, il incarne le lien entre deux générations : celle des pionniers (Mané, Koulibaly, Gana Gueye) et celle qui arrive (Jackson, Diouf, Sabaly, Diao).

Son football, fait d’instinct et d’intelligence, redonne au jeu sénégalais une touche de créativité parfois oubliée.

Le Sénégal a longtemps reposé sur la puissance, la rigueur et le mental.

Mais pour franchir un nouveau cap, il lui faut désormais un chef d’orchestre.

Et tout porte à croire que la baguette est déjà dans les mains d’Iliman Ndiaye.

🦁 Le mot de la fin

Sadio Mané a ouvert la voie.

Ismaïla Sarr l’a prolongée.

Mais Iliman Ndiaye semble prêt à écrire le prochain chapitre de l’histoire des Lions de la Téranga — celui où l’art, la vision et le collectif s’uniront enfin sous un même rythme.

Publicité
Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

Recent Posts

Badiouré : une élève de seconde décède à l’hôpital de Bignona après une morsure de serpent

Le Lycée de Badiouré s’est réveillé ce mardi dans une stupeur glaciale. Les salles de…

33 minutes ago

Ousmane Sonko appelle à l’apaisement et réaffirme la solidité du partenariat historique entre le Sénégal et le Maroc

À la faveur d’un échange téléphonique jugé « long et approfondi », le Premier ministre…

4 heures ago

Portrait – Pape Bouna Thiaw, l’homme qui a pris le temps de l’histoire

À 45 ans, Pape Bouna Thiaw n’a pas seulement gagné des trophées. Il a gagné…

5 heures ago

CAN 2025 : quatre Lions sénégalais, dont Sadio Mané, dans l’équipe type de la CAF

La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé, mercredi, l’équipe type de la Coupe d’Afrique…

9 heures ago

Dossier AEE POWER : la Cour suprême annule la décision de l’ARCOP et donne raison à l’ASER

Après quinze mois de désinformation, de manipulation et de bataille judiciaire autour du dossier AEE…

11 heures ago

Sacre des Lions : 75 millions FCFA et 1 500 m² offerts à chaque Lion par le président et des primes pour toute la délégation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réservé un accueil exceptionnel aux Lions…

1 jour ago
Publicité