Une affaire particulièrement troublante secoue la ville de Kaolack, où les éléments du commissariat central ont réussi à élucider un dossier de séquestration et de viol impliquant une jeune femme. L’enquête a été déclenchée après la plainte déposée par A. Dramé à la suite de la disparition de sa nièce, A. Mbodji, âgée de 19 ans, portée manquante depuis le 28 février 2026.
Face à l’inquiétude grandissante de la famille, les enquêteurs ont rapidement ouvert des investigations. En procédant notamment au bornage d’un téléphone portable, ils ont pu localiser la jeune femme en compagnie d’un homme identifié comme Cheikh Babou, âgé de 25 ans, conducteur de moto et domicilié au quartier de Sara Diamaguène.
Interpellée et entendue par les policiers, A. Mbodji a livré un récit accablant. Selon ses déclarations, Cheikh Babou l’aurait séquestrée et entretenu des relations sexuelles avec elle contre son gré. La victime a également expliqué aux enquêteurs qu’elle avait été mise en contact avec un certain Ibrahima Khalil par l’intermédiaire d’un individu nommé B. Diatta, qui lui avait promis de la conduire à Latmingué.
Mais au lieu de la destination annoncée, le trajet aurait pris une toute autre direction. Ibrahima Khalil l’aurait conduite à Kaolack, où elle aurait été enfermée dans une chambre. Selon ses déclarations, B. Diatta aurait ensuite rejoint les lieux. La jeune femme affirme que les deux hommes auraient abusé d’elle tour à tour.
Au fil de l’enquête, un troisième suspect a été identifié et arrêté. Il s’agit de Mohamed Diop, âgé de 26 ans, qui aurait également entretenu des rapports sexuels forcés avec la victime selon les éléments recueillis par les enquêteurs.
Placés en garde à vue, Cheikh Babou et Mohamed Diop font actuellement l’objet d’investigations approfondies. Les policiers poursuivent parallèlement leurs recherches pour identifier et interpeller le nommé B. Diatta, considéré comme un acteur clé dans cette affaire.
À ce stade de la procédure, les suspects interpellés sont susceptibles d’être poursuivis pour des faits de séquestration et de viol, des infractions particulièrement graves prévues et réprimées par la législation pénale sénégalaise. L’enquête se poursuit afin d’établir avec précision le rôle de chacun des mis en cause et de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite une vive émotion dans la capitale du Saloum.