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Linguère : cinq morts et neuf blessés dans un accident impliquant un “Cheikhou Chérifou”

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La route a encore frappé. Dimanche après-midi, vers 16 heures, l’axe Linguère–Matam s’est mué en théâtre de l’irréparable, à hauteur du croisement de Barkédji. En quelques secondes, un minicar communément appelé Cheikhou Chérifou, parti de Dakar pour rallier Matam, a quitté sa trajectoire, dérapé, puis s’est renversé. Le silence qui a suivi a été lourd, chargé de cris étouffés, de vies brisées et de familles plongées dans l’attente angoissée.

Le bilan est cruel : cinq morts, six blessés graves et trois blessés légers. Quatorze destins fauchés ou marqués à jamais. Les sapeurs-pompiers de Linguère ont évacué les survivants vers le centre hospitalier Magatte Lo, tandis que les corps sans vie étaient déposés à la morgue. Une scène devenue tristement familière sur cet axe réputé accidentogène.

Une fois encore, le drame remet sur la table la question des Cheikhou Chérifou, ces véhicules de transport interurbain très prisés pour leur accessibilité, mais de plus en plus pointés du doigt pour leur état mécanique souvent précaire, leur surcharge fréquente et les conditions de conduite parfois hasardeuses. Pour de nombreux usagers, ils sont synonymes de voyage à bas coût ; pour d’autres, ils incarnent désormais un risque permanent sur des routes déjà dangereuses.

À Linguère comme ailleurs, la répétition de ces accidents alimente l’indignation et la peur. Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant un contrôle plus strict de ces véhicules, une meilleure régulation du transport interurbain et une véritable politique de prévention routière ? La question reste posée, lourde, insistante, presque accusatrice.

En rappelant que l’axe Linguère–Matam est une zone à haut risque, les sapeurs-pompiers ont appelé les usagers à la prudence. Mais au-delà des appels, c’est tout un système qui est aujourd’hui interpellé. Car derrière chaque accident impliquant un Cheikhou Chérifou, il n’y a pas que de la tôle froissée : il y a des vies perdues, des familles endeuillées et une société qui s’interroge sur sa sécurité.

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Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

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