Les routes sénégalaises continuent d’endeuiller des familles. Ce dimanche 21 septembre, un nouvel accident a coûté la vie à une personne et blessé dix-neuf autres sur l’axe Dahra–Touba, à hauteur du village de Touba Boustane.
Le scénario est tristement connu : au cœur de la collision, on retrouve encore un véhicule de type Cheikh Chérifou. Ces nouveaux anges de la mort, souvent surchargés, mal controlés et lancés à vive allure, se transforment régulièrement en cercueils roulants. Dimanche, l’un d’eux, en provenance de Matam pour rallier Dakar, a percuté une voiture de transport « 7 places » et un véhicule particulier.
Le bilan est lourd : un mort, dix-neuf blessés dont plusieurs grièvement. Le corps sans vie repose à la morgue de Dahra, tandis que les blessés ont été transférés vers l’hôpital de Touba par les sapeurs-pompiers.
Au-delà du drame, c’est toute une communauté qui crie son désarroi. « Nous voulons le retour des ralentisseurs retirés lors de la réhabilitation de la route. Sans eux, la vitesse tue », plaide Mor Ndiaye, chef du village de Touba Boustane. Il rappelle qu’il y a seulement quelques mois, deux personnes avaient déjà perdu la vie sur le même axe, à Ballodji, encore une fois dans un accident impliquant un Cheikh Chérifou.
Ce nouveau drame relance la colère et les interrogations : jusqu’à quand ces véhicules continueront-ils de semer la mort sur nos routes ? L’État fermera-t-il les yeux sur ces engins de transport qui ne répondent à aucune norme de sécurité ? Les familles, elles, paient déjà le prix fort : celui du sang et des larmes.
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