À 33 ans, Marie-Thérèse Gomis termine son mémoire sur « la création, la cession et la transmission de l’entreprise », un travail de haut niveau qui vient couronner un long et exemplaire parcours universitaire en droit des affaires. Étudiante à la Talis Business School de Bayonne, elle est en passe d’obtenir son agrément de conseillère en investissement délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Pourtant, alors qu’elle s’apprête à soutenir son mémoire en septembre, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) plane sur elle. Ce serait la troisième en quatre ans.
Originaire du Sénégal, Marie-Thérèse est arrivée légalement en France en août 2016 pour suivre des études de droit à Strasbourg. Depuis, elle n’a cessé de gravir les échelons, avec une rigueur et une détermination saluées par tous ses enseignants. Après des passages par Paris, Mulhouse et Rodez, elle pose ses valises à Bayonne pour entamer un mastère en ingénierie patrimoniale, niveau Bac +5. Elle vit à Boucau, dans les Pyrénées-Atlantiques, et consacre ses journées aux études et à la préparation de son avenir professionnel.
Mais cette ascension pourrait s’interrompre brutalement. En juin, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques lui notifie une OQTF exécutoire en août, l’enjoignant à quitter le territoire français. Une décision qui suscite l’indignation de ses enseignants et de ses encadrants professionnels.
« C’est une aberration », déplore Manuel Herrero, notaire et professeur de droit successoral à la Talis Business School. « Marie-Thérèse est une élève exceptionnelle. Elle a une qualité de travail impressionnante. Notre pays ne devrait pas se priver de personnes comme elle. »
Lui, comme d’autres membres de l’établissement, s’est mobilisé pour faire connaître son cas, qu’il juge injuste et aveugle. Car derrière la froideur administrative, il y a une vie, un espoir, et une promesse d’avenir.
Marie-Thérèse n’a jamais cessé de régulariser sa situation. Son parcours témoigne d’un engagement sincère pour réussir en France. « Je prépare ma soutenance pour septembre. Je veux continuer à vivre ici, à travailler ici, et à contribuer à la société française », confie-t-elle, la voix posée mais le cœur inquiet.
Pour l’instant, le tribunal administratif de Pau a rejeté son référé, mais la procédure au fond est toujours en cours. Un recours gracieux a été adressé au préfet, dans l’espoir d’un geste d’humanité et de discernement.
« On lui demande de revoir sa décision », plaide un proche du dossier.
À l’heure où la France s’interroge sur les moyens de renforcer l’attractivité de ses talents et la valeur de ses diplômes, le cas de Marie-Thérèse Gomis illustre une fracture entre l’administration et la réalité de terrain. Une étudiante brillante, reconnue par ses pairs, menacée d’expulsion alors qu’elle s’apprête à devenir une professionnelle qualifiée, dans un secteur où les compétences sont précieuses.
Son histoire touche, interpelle, et appelle à une réponse juste. Car si Marie-Thérèse venait à être expulsée, ce ne serait pas seulement un échec administratif : ce serait une opportunité gâchée pour la France.
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