À l’horizon octobre 2026, Matam écrira une nouvelle page de son histoire. La ville, longtemps considérée comme l’une des régions les plus enclavées du Sénégal, se prépare à accueillir sa première université publique : l’Université Souleymane Niang. Un projet qui suscite déjà beaucoup d’attentes et d’espoirs, tant chez les futurs étudiants que dans l’ensemble de la communauté.
Réuni à Saly pour un séminaire de restitution consacré à cette ouverture, le recteur et coordinateur de l’université, le Professeur Mamadou Sidibé, s’est montré confiant. « Techniquement, tout est fin prêt. Nous avons visité le chantier et le chef de chantier nous a rassurés qu’en octobre 2026, il remettra les clefs de l’infrastructure », a-t-il affirmé, soulignant que toutes les maquettes pédagogiques sont déjà conçues, en attente d’harmonisation.
Une université aux multiples pôles
Baptisée en hommage à l’éminent professeur Souleymane Niang, l’institution se veut à la fois moderne et tournée vers les réalités locales. Elle sera structurée autour de six pôles principaux :
les sciences et la gestion,
les sciences de l’ingénierie,
les sciences de la santé,
les sciences humaines, sociales, artistiques
et les lettres, l’agronomie, auxquels viendront s’ajouter d’autres programmes au fil des besoins et des évolutions.
Pour Babacar Guèye, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’enjeu dépasse largement les murs du futur campus. « Il faut que l’Université Souleymane Niang soit une université moderne, contemporaine, capable de répondre aux défis actuels », a-t-il martelé, insistant sur l’importance d’adapter l’offre de formation aux réalités socio-économiques du pays.
Un souffle nouveau pour Matam
Au-delà du projet académique, c’est tout un territoire qui espère profiter de cette transformation. L’université pourrait devenir un moteur de développement local, en favorisant l’accès à l’enseignement supérieur, en attirant des investissements et en créant un cadre de vie plus dynamique. Pour les jeunes de Matam, souvent contraints de migrer vers Dakar, Saint-Louis ou Thiès pour poursuivre leurs études, l’ouverture d’un tel établissement représente un changement décisif.
Le séminaire de Saly a ainsi permis de réfléchir sur l’offre de formation, mais aussi sur la vocation profonde de cette université : être une institution enracinée dans sa région tout en s’inscrivant dans la modernité.
En octobre 2026, lorsque les premières clefs seront remises, ce sera bien plus qu’un bâtiment flambant neuf que Matam inaugurera. Ce sera l’espoir d’une jeunesse mieux formée, d’un territoire mieux valorisé et d’un Sénégal qui continue d’élargir les horizons de son enseignement supérieur.
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