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Neuf pêcheurs de Yarakh disparus depuis le 4 janvier retrouvés vivants en Guinée Conakry après plus d’un mois de dérive

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Le cauchemar aura duré un mois et dix jours. Un silence long, lourd, insoutenable. Depuis le 4 janvier, plus aucune nouvelle des neuf pêcheurs partis en mer aux environs de midi, laissant derrière eux des familles suspendues au moindre appel, au moindre espoir. À Yarakh, l’inquiétude avait fini par s’installer comme une ombre permanente.

Puis, enfin, la délivrance. Les disparus ont été retrouvés en Guinée Conakry, vivants.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans le quartier, arrachant des larmes, des cris de joie et des prières de gratitude. L’information a été confirmée par l’un de leurs collègues, en liaison avec le président des pêcheurs sénégalais établis dans ce pays voisin. En quelques heures, l’angoisse s’est muée en soulagement collectif.

Selon les premières informations, les rescapés sont actuellement pris en charge dans une base militaire guinéenne où ils reçoivent les soins nécessaires. S’ils ne sont pas en danger, leur état reste préoccupant : épuisés, affaiblis, marqués par une longue dérive en mer et une privation prolongée de nourriture. Leurs corps portent les stigmates de l’épreuve, mais leurs vies ont été sauvées.

À Yarakh, les familles, qui avaient vécu des semaines d’attente insoutenable, peinent encore à réaliser. Chaque jour sans nouvelles ravivait la peur du pire. Les mères priaient en silence, les épouses retenaient leurs larmes devant les enfants, les pères tentaient de garder espoir. La mer, source de subsistance, était devenue synonyme d’angoisse.

Cette épreuve rappelle, avec brutalité, la dure réalité des pêcheurs artisanaux qui affrontent quotidiennement les dangers de l’océan pour nourrir leurs proches. Une mer capricieuse, imprévisible, parfois cruelle.

Aujourd’hui, c’est un quartier entier qui retrouve le souffle. Les regards se lèvent vers l’horizon avec reconnaissance. Les neuf pêcheurs reviendront, amaigris mais vivants, porteurs d’un récit que seule la mer peut écrire.

Et à Yarakh, on retiendra surtout ceci : après l’obscurité, la lumière a fini par percer.

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Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

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