Le quartier populaire de Santhiaba, à Rufisque, a été le théâtre d’un drame d’une rare violence dans la nuit du 9 au 10 avril 2026. Ce qui n’était au départ qu’une altercation entre deux jeunes voisins a basculé en tragédie, emportant la vie de Mouhamed Dramé, un ouvrier gambien âgé de 24 ans.
Il est environ 23 heures lorsque les faits se produisent dans une ruelle du quartier. Mouhamed Dramé, employé à la Sen’Eau, se retrouve impliqué dans une bagarre avec Gaoussou Niang Diop, 22 ans, élève et habitant du même quartier. Les circonstances exactes de leur différend restent encore floues, mais la tension monte rapidement entre les deux jeunes hommes.
En quelques instants, la dispute dégénère. Dans un geste d’une extrême violence, Gaoussou Niang Diop assène un coup de couteau à la cuisse gauche de son adversaire. Gravement touché, Mouhamed Dramé s’effondre, perdant abondamment son sang sous le regard impuissant des riverains.
Alerté en urgence, son oncle, Ousseynou Dramé, intervient rapidement pour le transporter à l’hôpital Youssou Mbargane Diop de Rufisque. Malgré la mobilisation du personnel médical, le jeune ouvrier succombe à ses blessures aux environs de 5 heures du matin, plongeant sa famille et ses proches dans une profonde consternation.
Le lendemain, vers 12h30, le Commissariat central de Rufisque est officiellement informé du décès à travers une déclaration de mort violente émise par l’hôpital. Les forces de l’ordre ouvrent immédiatement une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.
Mais contre toute attente, le suspect ne tarde pas à se manifester. Quelques heures après les faits, Gaoussou Niang Diop se présente de lui-même au commissariat, accompagné de son oncle. Selon les premières informations, ce geste ferait suite à des menaces proférées par des proches de la victime. Le jeune homme, qui porte également une blessure au genou droit soignée à l’hôpital de Guédji, est aussitôt placé en garde à vue.
Désormais entre les mains de la justice, il devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. Le procureur de la République près le parquet de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa, a été saisi du dossier.
Ce drame relance une fois de plus la question de la violence entre jeunes dans certains quartiers urbains, où des conflits du quotidien peuvent, en l’absence de médiation, prendre des proportions irréversibles.
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