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Sahel en danger : après la mort de Sadio Camara, l’Afrique face à l’urgence d’une solidarité concrète

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Chronique – La mort de Sadio Camara dans une attaque d’une rare gravité n’est pas seulement un drame malien. C’est un signal d’alarme pour toute une région qui semble, à force d’habitude, s’accommoder de l’inacceptable. Le Sahel brûle, et l’Afrique regarde encore ailleurs.

Derrière l’émotion, une réalité brutale s’impose : le terrorisme n’est plus une menace diffuse, il est désormais capable de frapper au cœur même des appareils d’État. Si un ministre de la Défense peut être atteint, alors aucune institution n’est réellement à l’abri. Et pourtant, la réponse collective tarde, s’enlise, ou se limite à des déclarations de principe sans portée réelle.

L’heure n’est plus aux discours convenus. L’Union africaine ne peut pas continuer à incarner une solidarité de façade pendant que des États membres vacillent. Le Mali n’est pas un cas isolé, c’est un front avancé. Ce qui s’y joue dépasse ses frontières : c’est la stabilité de toute la bande sahélienne qui est en question.

Et dans ce silence pesant, certains pays ont une responsabilité particulière. Le Sénégal, souvent présenté comme un pôle de stabilité et une voix influente en Afrique de l’Ouest, ne peut se contenter d’observer. La solidarité africaine ne doit pas être un slogan, mais un engagement concret, stratégique et courageux.

Faut-il aller plus loin dans la coopération sécuritaire ? Faut-il envisager des mécanismes communs plus robustes pour soutenir les États en première ligne ? La question mérite d’être posée sans détour. Car refuser d’y répondre, c’est accepter que le désordre s’installe durablement.

Le terrorisme prospère là où les divisions persistent et où les réponses tardent. Il se nourrit des failles politiques, des hésitations diplomatiques et du manque de coordination. Continuer sur cette voie, c’est lui laisser le temps de s’enraciner davantage.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas seulement la sécurité d’un pays, mais l’idée même d’une Afrique capable de se défendre, de se soutenir et de faire bloc face aux menaces. Si cette solidarité échoue, ce ne sera pas seulement une défaite sécuritaire — ce sera un renoncement collectif.

SenBaat

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Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

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