L’audit du rapport sur la situation des finances publiques du Sénégal pour la période 2019-31 mars 2024 révèle des anomalies dans la gestion des transferts budgétaires, notamment au profit des Services Non Personnalisés de l’État (SNPE). Selon les conclusions de la Cour des comptes, ces entités, dépourvues de personnalité juridique, ont bénéficié de transferts à hauteur de 2 562,17 milliards de FCFA, soit 28,06 % du total des transferts budgétaires effectués.
Des transferts en contradiction avec les règles budgétaires
L’audit souligne que les SNPE, en tant que services de l’État, ne devraient pas percevoir de transferts de crédits mais plutôt bénéficier de crédits de fonctionnement ou d’investissement. Ces fonds sont gérés via des comptes de dépôt ouverts au Trésor, administrés par des responsables désignés par le ministère des Finances, conformément aux arrêtés en vigueur.
Toutefois, la Cour des comptes pointe un manque de transparence dans ces opérations, les qualifiant de pratiques budgétaires non conformes, susceptibles d’affecter la lisibilité des finances publiques et d’engendrer des risques de gestion non maîtrisée.
Une opacité dénoncée
L’audit note également que certaines dépenses sur ressources extérieures ne sont pas retracées dans les Loi de Règlement (LR) et Projet de Loi de Règlement (PLR), compliquant davantage l’évaluation de la situation budgétaire réelle du pays.
Ces constats interviennent dans un contexte où la gouvernance financière est scrutée de près, notamment par les partenaires économiques et les institutions de contrôle. L’ampleur des transferts aux SNPE, combinée à un manque de suivi détaillé, soulève des interrogations sur l’efficacité et la transparence de la gestion budgétaire sénégalaise.
Vers un renforcement des mécanismes de contrôle ?
Face à ces observations, des voix s’élèvent pour appeler à un renforcement des dispositifs de contrôle et d’audit des finances publiques. La mise en place d’un suivi plus rigoureux des dépenses publiques, notamment des transferts budgétaires, pourrait être une réponse aux dysfonctionnements relevés.
L’État, de son côté, n’a pas encore réagi officiellement aux conclusions de l’audit. Toutefois, ces révélations pourraient relancer le débat sur la nécessité d’une réforme budgétaire garantissant une plus grande transparence et une meilleure traçabilité des fonds publics.
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