Le rapport trimestriel d’exécution du budget arrêté au 31 décembre 2025 met en lumière une gestion globalement maîtrisée des transferts publics, marquée par un niveau d’exécution proche des prévisions et une orientation soutenue vers des secteurs stratégiques comme l’énergie, l’enseignement et la santé.
À la clôture de l’exercice, les dépenses de transferts courants se sont établies à 1.456,0 milliards de francs CFA, sur des prévisions de 1.459,1 milliards, soit un taux d’exécution de 99,8 %. Comparées à la même période en 2024, elles enregistrent une progression de 21,7 milliards, correspondant à une hausse modérée de 1,5 %. Cette évolution traduit une relative stabilité des engagements de l’État, malgré un contexte marqué par des besoins croissants dans plusieurs secteurs.
L’analyse sectorielle révèle une concentration significative des transferts au profit des « Affaires économiques », qui mobilisent à elles seules 673,2 milliards de francs CFA, soit 46,2 % du total. Cette enveloppe est largement dominée par les subventions au secteur de l’énergie, qui atteignent 412,6 milliards, destinées notamment à la compensation tarifaire et à la couverture des pertes commerciales.
D’autres entités stratégiques bénéficient également d’un soutien financier notable de l’État. C’est le cas de la société en charge du patrimoine du Train express régional (23,4 milliards), de La Poste (20,6 milliards), de la compagnie Air Sénégal (19,5 milliards), d’AIBD SA (14,2 milliards), de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (12,5 milliards) ou encore de Dakar Dem Dikk (10 milliards). Des appuis ont aussi été accordés à des secteurs productifs comme la filière cotonnière (4 milliards) et au développement touristique à travers la SAPCO (1,8 milliard).
Parallèlement, le secteur de l’enseignement demeure un axe prioritaire des transferts publics. Les bourses et allocations scolaires ont mobilisé 103,8 milliards de francs CFA, tandis que les centres des œuvres universitaires ont bénéficié de 77,2 milliards. Les universités ont reçu 102,2 milliards, complétés par des financements en faveur des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (4,3 milliards) et des écoles d’ingénieurs (3,6 milliards).
D’autres interventions ont été notées en faveur de services essentiels, notamment les hôpitaux publics (24,1 milliards), l’Agence sénégalaise de la couverture sanitaire universelle (24,2 milliards) et l’Office des forages ruraux (4,3 milliards) pour le développement des infrastructures hydrauliques.
Enfin, les transferts au profit des Services non personnalisés de l’État (SNPE) ont atteint 113,9 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 99,9 % par rapport aux crédits ouverts. Le rapport souligne, à ce titre, qu’une réforme introduite par la loi de finances 2026 a permis de reclasser une partie de ces dépenses, à hauteur de 24,1 milliards, dans les acquisitions de biens et services, dans un souci de renforcement de la transparence budgétaire.
Dans l’ensemble, ces résultats traduisent une exécution budgétaire rigoureuse, tout en confirmant le rôle central des transferts publics dans le soutien aux secteurs clés de l’économie et dans la prise en charge des besoins sociaux.
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