À Yang-Yang, un arrondissement situé à 40 kilomètre au nord-ouest de Linguère, se trouve la capitale mythique de l’ancien royaume du Djoloff. Connue pour abriter le « tata » d’Alboury Ndiaye et le musée de Bouna Ndiaye, ce site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1963 par l’ancien président Léopold Sédar Senghor
Nichée dans les terres du Djoloff, Yang-Yang se révèle comme un trésor méconnu mais captivant de l’histoire sénégalaise. Jadis capitale mythique de l’ancien royaume du Djoloff, cette cité abrite aujourd’hui des vestiges précieux qui témoignent de son passé glorieux.
Aujourd’hui, Yang-Yang attire non seulement les historiens et les archéologues, mais aussi les visiteurs du monde entier, curieux de découvrir son patrimoine unique.
Au cœur de la ville se trouve le palais royal, transformé en musée en 1899 par Bouna Alboury Ndiaye, un lieu qui abrite une collection impressionnante d’artefacts historiques.
Selon les récits transmis par le conservateur du musée, Khalifa Ndiaye, fils de feu Mansour Bouna Ndiaye, Yang-Yang a été établie au XIVe siècle, lorsque le légendaire Ndiadiane Ndiaye a posé les fondations de ce qui deviendrait le puissant royaume du Djoloff.
À son apogée au XVe siècle, le royaume s’étendait sur une grande partie du territoire sénégalais, consolidant ainsi sa place parmi les grandes nations de l’époque.
Sous le règne du 38e bourba, Bakane Tam Khary Djolor, Yang-Yang a été élevée au rang de capitale officielle, succédant à l’ancienne capitale de Ouarkhokh. Ce déménagement stratégique a marqué le début d’une nouvelle ère de prospérité et de développement pour la ville.
« Devant le musée, on peut encore voir les traces du premier chemin de fer à travers la région, une réalisation grandiose qui a marqué le début de la modernisation de Yang-Yang en 1927 », explique Pape Khalifa Ndiaye, conservateur du musée.
À l’intérieur du musée, les visiteurs peuvent admirer des trésors tels que des armes à feu anciennes, des amulettes sacrées et une collection de correspondances d’époque. Les escaliers en bois mènent à un étage où un vieux lavabo, des baignoires pour des bains rituels et un balcon aéré offrent un aperçu de la vie quotidienne des anciens habitants.
Ce site, bien que vieilli par les siècles, a été soigneusement restauré sous l’égide de Mansour Bouna Ndiaye, et a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1963, grâce aux efforts du président Léopold Sédar Senghor, précise Khalifa Ndiaye.
À quelques pas du musée se dresse le légendaire « tata » d’Alboury, une enceinte fortifiée stratégiquement positionnée sur une butte pour surveiller les environs. « Ce lieu a été crucial dans la défense de Yang-Yang lors des guerres passées, servant de refuge pour les chefs, leurs familles et les membres de la cour en temps de conflit », explique M. Ndiaye.
Yang-Yang, berceau d’une riche tradition et témoin de nombreux événements historiques, continue d’émerveiller ceux qui franchissent ses portes.
Alors que la ville se modernise avec la construction de nouvelles infrastructures telles que des écoles, une sous-préfecture et une brigade de gendarmerie, elle n’oublie jamais de préserver son héritage unique qui attire les curieux et les chercheurs du monde entier.
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