Le football africain perd n grand homme. L’ancien sélectionneur national égyptien, Hassan Shehata, vainqueur de la CAN trois fois de suite avec son pays, sacré en 2006, 2008 et 2010, est décédé, ce vendredi.
Dans le dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations de football, il y avait trois entraîneurs européens : l’Allemand Otto Pfister (Cameroun), les Français Claude Leroy (Ghana) et Gérard Gili (Côte d’Ivoire). Mais c’est un Africain qui a triomphé sur son continent : à 59 ans, Hassan Shehatta a conduit ses compatriotes égyptiens à la victoire en finale face aux Camerounais (1 0), dimanche, à Accra, la capitale ghanéenne.
C’est un doublé pour ce technicien moustachu aux cheveux poivre et sel, deuxième sélectionneur à remporter deux fois de suite la CAN après le Ghanéen Charles Kumi Gyamfi, sacré en 1963 et 1965. En 2006, les Pharaons avaient gagné sous ses ordres à domicile, au Caire. Deux ans plus tard, ils ont confirmé leur domination à l’extérieur pour s’adjuger leur sixième titre continental (après ceux de 1957, 1959, 1986, 1998 et 2006).
Dans une Afrique du football où l’instabilité est la règle, où les ministres font et défont les carrières et où les étrangers sont pléthore à la tête des sélections nationales, Hassan Shehata a des allures d’exception. Nommé en 2004 à la place de l’Italien Marco Tardelli, il a vu son contrat prolongé de deux ans avant même la finale. Cet ancien milieu de terrain des années 1970 est une vraie référence dans son pays. Il a participé à trois CAN sur le terrain et a été élu meilleur joueur de la compétition en 1974.
L’homme du Zamalek, le grand club du Caire, est devenu entraîneur en 1983 et s’est d’abord occupé de l’équipe égyptienne des moins de 21 ans, championne d’Afrique en 2003, après avoir travaillé dans les pays du Golfe. Chez les « A », il s’appuie sur un groupe formé pour l’essentiel de footballeurs disputant leur championnat national, une autre spécificité de l’Égypte, alors que les meilleurs Africains sont en général expatriés en Europe ou dans les riches émirats pétroliers.
Mohamed Abou Treika, le buteur de la finale, défend ainsi les couleurs d’Al-Ahly, une autre prestigieuse formation cairote. Cet attaquant a fait oublier la « star » Ahmed Hossam Mido, forfait à cause d’une blessure. Lors de la CAN 2006, la vedette s’était violemment emportée contre Hassan Shehata, coupable à ses yeux de l’avoir obligé à quitter la pelouse en cours de match. Quelques mots pas très doux avaient été échangés. Aujourd’hui, Mido est rentré dans le rang. Et Shehata est un héros.
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