Guinguinéo – Des percussions sérères, une foule compacte et un espoir palpable. À Khelcom Birame, comme dans plusieurs localités du département de Guinguinéo, la tournée politique du président du Pastef, Ousmane Sonko, a pris des allures de démonstration populaire. Face aux populations massées devant la mairie, le leader du parti a réaffirmé sa volonté de refonder en profondeur la gouvernance territoriale à travers la réforme de l’Acte 4 de la décentralisation, un texte qui sera bientôt soumis à l’Assemblée nationale.
Dans cette commune rurale, l’accueil est à la hauteur des attentes. Pour Bara Faye, coordonnateur communal du Pastef, la visite d’Ousmane Sonko « ravive l’espoir du monde rural », longtemps relégué au second plan. Il en profite pour rappeler les urgences : structures sanitaires inexistantes ou insuffisantes, absence de lycée, déficit d’électrification et manque criant d’infrastructures de base.
Prenant la parole, Ousmane Sonko pose le diagnostic sans détour : les communes sénégalaises manquent de moyens pour répondre aux besoins des populations. « L’État n’a pas vocation à réaliser de petits projets comme le pavage des communes. Son rôle est de porter les grands projets structurants et de donner aux collectivités territoriales les ressources nécessaires pour gérer le développement local », martèle-t-il, sous les applaudissements.
Le même message est repris à Gagnick, autre étape de la tournée. Devant les militants et responsables locaux, Ousmane Sonko détaille les grandes lignes de sa vision de la gouvernance territoriale. La réforme annoncée de l’Acte 4 de la décentralisation vise, selon lui, à renforcer considérablement les capacités financières des communes, aujourd’hui incapables de faire face à leurs charges.
Mbaye Babacar Mbodji, coordonnateur communal du Pastef et responsable départemental de la Jeunesse patriotique (Jps), rappelle les doléances de Gagnick, une commune de 23 villages dont le collège, construit avant l’indépendance, ne suffit plus. La construction d’un lycée mixte figure en tête des priorités. En réponse, Ousmane Sonko annonce l’élaboration d’un ambitieux programme national prévoyant la construction d’une centaine de lycées à travers le pays.
La tournée se poursuit dimanche à Panal Wolof, à 43 kilomètres de Guinguinéo, non loin de Kaffrine. Localité enclavée, Panal Wolof « manque de tout », selon son coordonnateur communal, Mor Diouf. Ici, le président du Pastef met en avant un autre volet sensible de la réforme à venir : le redécoupage territorial.
« Certaines communes du pays ne sont pas viables. Avec plus de 550 collectivités territoriales, le Sénégal en compte trop », affirme Ousmane Sonko. Il annonce avoir donné des orientations claires au ministre en charge des Collectivités territoriales : regrouper certaines communes lorsque cela s’impose, en renforcer d’autres, afin de bâtir des entités territoriales plus solides et plus performantes.
À Panal Wolof, le constat est éloquent : un budget annuel de seulement 320 millions de francs CFA pour plus de 30 villages. Une situation qui, pour Ousmane Sonko, justifie pleinement la réforme en cours. « Il faut donner aux communes les moyens de leurs ambitions, sinon la décentralisation restera un slogan », tranche-t-il.
À Guinguinéo, la réforme de l’Acte 4 apparaît ainsi comme une promesse de rupture, portée par l’espoir d’un monde rural mieux outillé pour prendre en main son propre développement.
La commune de Khossonto, dans le département de Saraya, peine encore à se remettre d’un…
Vous rêvez de poursuivre un Master ou un Doctorat dans l'un des systèmes éducatifs les…
Au Sénégal, le lancement du Drepaf marque une avancée majeure dans la lutte contre la…
𝐇𝐎𝐓 𝐉𝐎𝐁𝐒 – 𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭é𝐬 | 𝐃𝐚𝐤𝐚𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟔 L’aventure continue et nos équipes s’agrandissent !…
L’Amicale des étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) de l’Université…
L’étudiant Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de Médecine dentaire à la Faculté de Médecine…