Arrivés au pouvoir dans un contexte d’attentes fortes et de rupture annoncée, Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont, en deux années de magistère, imprimé leur marque à l’action publique, avec une priorité clairement assumée : améliorer les conditions de vie des Sénégalais à travers des politiques sociales volontaristes.
Dès son accession à la magistrature suprême, à l’issue de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, remportée dès le premier tour, le chef de l’État a incarné une promesse de transformation systémique. À ses côtés, Ousmane Sonko, figure centrale du projet politique, a été chargé de traduire cette vision en actions concrètes. Ensemble, ils ont posé les bases d’une gouvernance axée sur la souveraineté, la justice sociale et l’investissement dans le capital humain.
Dans son adresse à la Nation du Nouvel An 2026, le président Faye a réaffirmé cette orientation en annonçant une hausse significative des investissements publics, avec une attention particulière portée aux secteurs de l’éducation et de la santé, considérés comme les piliers du développement durable.
L’éducation, levier de transformation
Dans le domaine éducatif, les autorités ont engagé un programme ambitieux de modernisation des infrastructures. Une enveloppe de 62,8 milliards de francs CFA a été mobilisée pour la construction de 2 500 salles de classe. L’objectif est double : résorber le déficit en infrastructures, notamment les abris provisoires, et réduire la surcharge dans les établissements.
Cette politique s’inscrit dans une vision à long terme, portée par l’Agenda national “Vision Sénégal 2050”, qui place l’éducation au cœur de la transformation structurelle du pays. En toile de fond, l’ambition est de garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous.
Cependant, ces efforts n’ont pas suffi à apaiser les tensions dans le secteur. Grèves d’enseignants, revendications d’étudiants et perturbations dans les universités ont régulièrement mis à l’épreuve la capacité de l’État à maintenir un climat social apaisé. Le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu en février à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, lors d’affrontements liés à des contestations estudiantines, a constitué un moment particulièrement critique, ravivant le débat sur la gestion des crises universitaires.
La santé, chantier prioritaire
Dans le secteur de la santé, le gouvernement a également engagé des réformes structurantes. Une enveloppe de 91 milliards de francs CFA a été annoncée pour la construction de 35 centres de santé communautaires de haut niveau, l’achèvement de l’hôpital d’oncologie de Diamniadio et le renforcement du plateau médical à l’échelle nationale.
Au-delà des infrastructures, les orientations présidentielles ont insisté sur la prise en charge des maladies chroniques telles que le cancer et l’insuffisance rénale, la relance du Programme élargi de vaccination (PEV), ainsi que l’amélioration du fonctionnement des Centres hospitaliers universitaires (CHU). La formation du personnel de santé a également été identifiée comme un levier stratégique pour améliorer la qualité des soins.
Des mesures sociales pour soutenir le pouvoir d’achat
Sur le front social, le duo exécutif a multiplié les initiatives pour atténuer le coût de la vie. En 2025, les mesures de baisse des prix de produits de première nécessité ont représenté un effort estimé à 342,5 milliards de francs CFA. Une politique poursuivie en 2026, dans un souci de protection des couches les plus vulnérables.
Dans cette dynamique, la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSN) a procédé au paiement de bourses sociales à plus de 355 000 bénéficiaires, à raison de 35 000 francs CFA chacun, à la veille de la fête de la Korité, illustrant la volonté de renforcer les filets sociaux.
Entre contraintes économiques et ambitions politiques
Malgré ces avancées, le gouvernement fait face à des contraintes budgétaires importantes. Le déficit public, estimé à 14 % du PIB en 2024 par la Cour des comptes, et une dette atteignant 132 % du PIB selon le Fonds monétaire international, limitent les marges de manœuvre de l’État.
Dans ce contexte, la suspension du programme d’accompagnement du FMI depuis l’arrivée au pouvoir du président Faye illustre les défis liés à la conduite d’une politique économique souveraine, tout en maintenant les équilibres macroéconomiques.
Un duo sous le regard des Sénégalais
Deux ans après leur arrivée au sommet de l’État, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko continuent de susciter espoirs et interrogations. Leur volonté de rupture avec les pratiques passées et leur accent sur le social ont trouvé un écho favorable auprès d’une partie de la population.
Mais entre ambitions réformatrices, attentes sociales pressantes et contraintes économiques, le duo exécutif est désormais attendu sur sa capacité à transformer durablement l’essai et à stabiliser un climat social encore fragile.
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