Un nouveau drame est venu rappeler la dangerosité persistante de l’orpaillage clandestin dans le sud-est du Sénégal. Lundi, un éboulement survenu dans le village aurifère de Kharakhéna, situé dans le département de Saraya, région de Kédougou, a coûté la vie à deux jeunes orpailleurs et fait deux blessés graves. Le site, pourtant formellement interdit à toute activité d’exploitation, continue d’attirer des travailleurs en quête de gains rapides, au péril de leur vie.
Selon une source sécuritaire, les victimes faisaient partie d’un groupe de jeunes qui s’étaient introduits sur ce périmètre aurifère interdit pour y mener des activités d’extraction artisanale. C’est au cours de ces travaux qu’un éboulement brutal s’est produit, ensevelissant plusieurs d’entre eux. Deux sont décédés sur le coup, tandis que deux autres, grièvement blessés, ont pu être secourus puis évacués en urgence vers le poste de santé de Karakhéna.
Alertés rapidement, les éléments de la brigade de gendarmerie de Saraya se sont rendus sur les lieux afin de procéder aux constatations d’usage et d’ouvrir une enquête sur les circonstances exactes de l’accident. Mais au-delà de ce drame ponctuel, c’est une réalité bien plus inquiétante qui se dessine dans cette zone aurifère.
Car ce n’est pas la première fois qu’un tel accident se produit à Kharakhéna. D’après la même source, pas moins de 21 personnes ont déjà perdu la vie en l’espace de trois mois dans ce même périmètre, pourtant interdit. Un chiffre alarmant qui illustre l’ampleur du phénomène et les limites des mesures de restriction mises en place.
Dans cette région riche en ressources aurifères mais marquée par la précarité, l’orpaillage clandestin demeure une activité de survie pour de nombreux jeunes. Faute d’alternatives économiques viables, ils bravent les interdictions et s’exposent à des risques extrêmes, notamment les effondrements de galeries instables creusées sans aucune norme de sécurité.
Ce nouveau drame relance ainsi le débat sur la régulation du secteur, la sécurisation des sites et surtout la nécessité urgente de proposer des solutions durables aux populations locales. Car tant que l’or continuera de représenter un espoir de subsistance immédiate, les interdictions seules ne suffiront pas à éloigner les orpailleurs de ces zones à haut risque.
RECRUTEMENT : 02 Assistants Techniques en CDI ! Senelec recherche deux Assistants Techniques pour son…
La levée de corps des gendarmes Seydou Ndiaye et Démirel Malou, morts à la suite…
Le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale constitue…
𝐋𝐚 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐆𝐥𝐨𝐛𝐚𝐥 𝐓𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐇𝐑, 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ !! Un…
Appel à candidatures : 80 jeunes conducteurs de motos-taxis « Écomobilité : Ensemble pour une…
Terre des hommes Lausanne – Bureau du Sénégal recrute Conseiller.ère technique régional Protection Afrique Contexte…