En 2025, la Gendarmerie nationale a frappé fort. Très fort. Face aux menaces protéiformes du trafic de drogue et de la cybercriminalité, l’institution a déployé une riposte d’une rare intensité, conjuguant rigueur opérationnelle, intelligence stratégique et modernisation technologique. Le bilan présenté par ses responsables, en présence du Haut-commandant et directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye, illustre une dynamique ascendante qui consacre l’ancrage de la Gendarmerie comme pilier central de la sécurité nationale.
Dans la lutte contre les stupéfiants, les chiffres parlent d’eux-mêmes et résonnent comme un coup de tonnerre dans les sphères du crime organisé. Pas moins de 5.238 kilogrammes de chanvre indien ont été saisis au cours d’opérations méthodiques et coordonnées, tandis que 1.302 individus ont été interpellés. Derrière ces statistiques se dessine un travail de terrain minutieux, ciblant principalement des réseaux de distribution opérant dans le secteur informel, souvent tentaculaires et difficiles à infiltrer.
Plus révélatrice encore est l’interception de 3.016 comprimés de drogues de synthèse. Cette saisie confirme une mutation inquiétante des habitudes de consommation et des circuits de trafic, désormais marqués par la circulation de substances chimiques aux effets redoutables. Mais c’est sans doute la prise spectaculaire de 730 kilogrammes de cocaïne — dont 630 kilogrammes interceptés à Niodior — qui symbolise le mieux la montée en puissance des capacités d’intervention. Un coup sévère porté aux réseaux internationaux de narcotrafic qui utilisent le territoire sénégalais comme zone de transit stratégique.
Ces performances ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit d’une intensification des opérations de surveillance sur les axes routiers, dans les zones frontalières et le long du littoral, ces corridors névralgiques où se croisent flux licites et trafics illicites. La Gendarmerie y a renforcé sa présence, multiplié les contrôles ciblés et affiné ses dispositifs de renseignement, érigeant une véritable muraille contre les ambitions criminelles.
Parallèlement, le front numérique n’a pas été négligé. En 2025, 99 cas de cybercriminalité ont été enregistrés — et intégralement élucidés. Un taux d’élucidation total qui témoigne d’une montée en compétence remarquable des unités spécialisées. Escroqueries en ligne, usurpations d’identité, fraudes financières : les infractions se diversifient à mesure que la société se digitalise. La réponse sécuritaire, elle aussi, évolue. Les capacités en cyber-enquête et en renseignement numérique ont été considérablement renforcées, permettant de détecter, tracer et démanteler des réseaux opérant dans l’ombre des écrans.
Dans cette dynamique d’anticipation, l’année 2026 s’annonce décisive avec la mise en service complète d’un centre national dédié aux enquêtes numériques. Véritable fer de lance de la lutte contre les crimes technologiques, cette infrastructure ambitionne de hisser la réponse sécuritaire à un niveau d’excellence, en phase avec les défis contemporains.
À travers ces résultats, la Gendarmerie nationale affiche une détermination sans faille et confirme sa capacité d’adaptation face à des menaces en constante mutation. Entre fermeté opérationnelle et modernisation stratégique, elle inscrit son action dans une trajectoire ascendante, consolidant la confiance des citoyens et réaffirmant le rôle central de l’État dans la préservation de l’ordre et de la souveraineté.