Il faut oser le dire : Seneposte vient de franchir la ligne rouge. Appeler publiquement à la retraite de Sadio Mané, ce n’est pas de l’analyse, c’est de l’ingratitude nationale. Et le double buteur de ce soir vient de leur répondre de la plus belle des manières.
Double buteur à la 45+1e ⚽ et à la 48e ⚽ face à la Mauritanie 🇲🇷 (4-0), Sadio Mané 🇸🇳 a encore prouvé qu’il reste le poumon, le cœur et l’âme des Lions. Avec lui, le Sénégal décroche sa qualification pour le Mondial 2026, dans la joie et la dignité. Ce n’est pas un adieu. C’est une leçon de grandeur.
Où étaient ces donneurs de leçons quand Mané portait à bout de bras toute une nation ? Quand il marquait le tir au but historique à Yaoundé, offrant au Sénégal sa première CAN ? Quand, blessé, il forçait le destin pour qualifier le pays à la Coupe du monde ? Quand il finançait des hôpitaux, des écoles et des mosquées à Bambali, sans caméras ni discours ?
Et aujourd’hui, parce qu’il rate un dribble ou qu’il court un peu moins vite, certains osent dire : “Merci, mais pars.” Quelle honte ! Dans un pays où son nom devrait être étudié dans les manuels d’école, on préfère l’enterrer vivant médiatiquement. Le football n’est pas une dictature de l’instant. C’est une histoire, une fidélité, une mémoire collective.
Oui, Sadio Mané n’a peut-être plus les jambes de 2019. Mais il a encore le cœur, l’instinct et la fierté du champion. Et surtout, il possède ce que beaucoup de ses détracteurs n’auront jamais : le respect du monde entier. Ce soir, en marquant par deux fois contre la Mauritanie, il a rappelé à tous que le talent ne vieillit pas, il s’affine. Et s’il choisit de continuer, c’est son droit. Mieux encore : c’est son devoir patriotique.
On ne pousse pas un héros dehors. On l’écoute. On le célèbre. On le remercie pendant qu’il est encore là. Alors non, Sadio Mané ne doit rien à Seneposte. C’est nous qui devons tout à Sadio Mané. Et tant qu’il portera ce maillot vert, jaune et rouge, le peuple digne sera derrière lui — debout, fier et reconnaissant.
Le Sénégal n’abandonne pas ses Lions. Et ceux qui l’oublient devraient cesser de se prétendre journalistes. Parce qu’un vrai journaliste ne crucifie pas ses légendes. Il les raconte. Et ce soir, l’histoire s’écrit encore avec Sadio Mané.
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