Il est des silences qui tonnent plus fort que mille discours, des gestes qui écrivent l’Histoire mieux que la plus éloquente des plumes. À Koki, ce fut le cas. En cette fête bénie de l’Aïd el-Kébir, le Khalife de Koki, Serigne Makhtar Lô, a posé un acte d’une puissance symbolique inouïe : il a renoué, devant Dieu et les hommes, le fil sacré de la fraternité avec le général Sellé Meïssa Ndiaye.
Loin des déclarations tapageuses et des spéculations malveillantes sur d’éventuels malentendus entre le foyer religieux de Koki et l’ancien aide de camp du président Macky Sall, le saint homme a choisi l’action plutôt que la polémique, le rapprochement plutôt que la division.
Dans un geste empreint de noblesse et de grandeur d’âme, le Khalife s’est affiché aux côtés du général dans une complicité qui cloue le bec aux colporteurs de zizanie. Mais il ne s’est pas arrêté là. Dans un élan fraternel saisissant, il a lui-même assisté à l’égorgement du mouton de Tabaski du général, un moment fort, presque sacré, qui dit tout du lien restauré – ou peut-être jamais rompu – entre les deux hommes.
Par ce geste hautement symbolique, Serigne Makhtar Lô rappelle à tous que l’islam est d’abord paix, que la fraternité n’a que faire des rumeurs, et que les grandes âmes savent transcender les incompréhensions.
Ce jour-là, à Koki, le geste a parlé. Fort. Juste. Vrai.
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