L’ANER lance la troisième phase de son programme d’éclairage public solaire et mise sur l’appropriation citoyenne pour pérenniser les acquis
Dans la région de Louga, les nuits s’illuminent peu à peu sous le signe de la transition énergétique. Avec le lancement de la troisième phase du programme national d’éclairage public solaire, l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) franchit une nouvelle étape dans la démocratisation de l’énergie propre au Sénégal.
À terme, plus de 30 000 lampadaires solaires auront été installés dans la région, transformant son paysage nocturne et stimulant la vie économique et sociale locale.
Une dynamique nationale qui prend racine à Louga
Samedi, lors de la cérémonie de clôture d’une campagne de sensibilisation sur les énergies renouvelables, le directeur général de l’ANER a annoncé le démarrage de la troisième phase du programme.
Cette étape prévoit 12 655 nouveaux lampadaires, pour un investissement global de plus de 34,6 milliards de francs CFA.
Les deux premières phases avaient déjà permis l’installation de 17 446 équipements, portant le total à 30 101 lampadaires solaires à Louga.
« Ces initiatives visent à renforcer la sécurité, améliorer les conditions de vie des populations et favoriser le développement local à travers un accès équitable, durable et propre à l’énergie », a expliqué le directeur général.
Outre l’éclairage public, l’ANER étend son action à d’autres secteurs : kits solaires pour les écoles, les postes de santé et les lieux de culte, plateformes multifonctionnelles pour les groupements de femmes, et promotion des pompes solaires agricoles.
Des initiatives qui font du soleil sénégalais une ressource partagée et productive.
Quand la lumière devient bien commun
Mais l’équipement, à lui seul, ne suffit pas. C’est tout le sens de l’appel lancé par Papa Leity Mar, adjoint au gouverneur de Louga chargé du développement.
Lors de l’atelier de clôture de la campagne, il a invité les populations à s’approprier pleinement ces lampadaires qui appartiennent désormais à tous.
« Une fois installés, ces lampadaires ne sont plus la propriété de l’ANER ni des autorités, mais celle des populations elles-mêmes », a-t-il rappelé, exhortant les citoyens à protéger les installations contre le vandalisme et les dégradations.
Cette appropriation passe aussi par une gouvernance locale de l’éclairage public.
Sous la coordination des préfets et sous-préfets, un dispositif de suivi a été mis en place, associant maires, chefs religieux, jeunes et représentants de la société civile.
Objectif : assurer une répartition équitable, une maintenance efficace et une gestion concertée de ces infrastructures.
L’énergie du futur s’écrit au présent
La solarisation de Louga n’est pas seulement un projet d’éclairage : c’est une transformation sociale.
Dans les villages comme dans les quartiers urbains, les lampadaires prolongent les activités commerciales, sécurisent les déplacements nocturnes, facilitent les études des élèves et renforcent la cohésion communautaire.
À travers cette dynamique, Louga s’affirme comme un laboratoire vivant de la transition énergétique participative, un modèle de résilience locale face à la flambée des coûts de l’électricité et aux défis climatiques.
« Faire de Louga un exemple inspirant de transition énergétique inclusive et durable » : c’est l’ambition affichée par l’ANER, mais aussi celle des habitants qui, chaque soir, voient leur ville briller un peu plus fort.
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