À Porokhane, la ferveur ne faiblit pas. Depuis l’aube, la cité religieuse du centre du pays est rythmée par un incessant va-et-vient de fidèles venus honorer la mémoire de Sokhna Mame Diarra Bousso, à l’occasion du Magal qui lui est consacré. Dans cette localité devenue, le temps d’une journée, le cœur battant du mouridisme, prières, invocations et gestes symboliques se succèdent dans une atmosphère de profonde dévotion.
Autour de la grande mosquée, le mausolée de la mère de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké concentre l’essentiel de l’affluence. Des hommes et des femmes, parfois venus de très loin, patientent longuement pour accomplir la ziara. Chapelets à la main, foulards noués avec soin, les pèlerins avancent lentement, chacun cherchant un instant de recueillement face à celle qui incarne, pour beaucoup, l’une des figures féminines les plus marquantes de l’islam sénégalais.
À quelques pas du mausolée, une autre scène attire l’attention. Une file tout aussi dense se forme autour du puits associé à Sokhna Mame Diarra Bousso. Les fidèles, munis de bouteilles, de bidons ou de simples gobelets, attendent leur tour pour puiser une eau à laquelle ils prêtent de nombreuses vertus spirituelles. Le silence y est parfois rompu par des murmures de prières ou des formules de gratitude, traduisant la dimension intime de ce rituel.
Gardien des lieux, Ibrahima Ndiaye rappelle que ce puits fait partie intégrante de l’histoire de Porokhane. Selon lui, sa fréquentation par les pèlerins remonte à plusieurs générations et s’inscrit dans une transmission continue de la mémoire spirituelle de Sokhna Mame Diarra Bousso. « Les gens viennent ici avec foi, persuadés que cette eau peut leur apporter apaisement et réconfort », confie-t-il.
Parmi les fidèles, Sokhna Maï Bitèye, venue de Thiès, témoigne d’un sentiment de sérénité après avoir accompli les différents rites. Elle évoque un profond apaisement et dit repartir avec le cœur rassuré. Comme elle, de nombreux pèlerins voient dans ce passage à Porokhane un moment fort de leur cheminement spirituel, qu’ils attendent parfois toute une année.
Institué en 1951, le Magal de Porokhane est aujourd’hui l’un des grands rendez-vous du calendrier religieux mouride. Il commémore la vie et l’héritage de Sokhna Mame Diarra Bousso, symbole de piété, de patience et de dévotion. Chaque année, cette journée transforme la cité religieuse en un vaste espace de prière et de partage, où se croisent fidèles du pays et de la diaspora.
À Porokhane, le mausolée et le puits ne sont pas seulement des lieux de passage. Ils deviennent, le temps du Magal, des points de convergence où se mêlent mémoire, spiritualité et espoir, témoignant de la place singulière qu’occupe encore Sokhna Mame Diarra Bousso dans la conscience collective des mourides.
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