« Je suis content de voir que la presse sénégalaise s’est développée plus que je ne l’avais laissée. Quand je lançais le Pds, il n’y avait qu’un seul journal Le Soleil. Aucune radio privée! Progressivement, des organes de presse se sont créés. De manière générale, même si la presse pèche par certaines négligences, le Sénégal a une bonne presse. Mais dans les écrits, il y a trop de fautes, je ne supporte pas les fautes, des fautes d’orthographe, de grammaire…
Dans chaque journal qui se respecte, il y a un rewritter, c’est-à-dire quelqu’un qui réécrit les articles, les relit et les corrige.
Nous donnons nos journaux à des hôtes. Parfois en voyageant on en emporte. Donc, il ne faut pas qu’il y ait des fautes parce que ça ne nous fait pas respecter. Il faut éviter les fautes dans la presse.
Les fautes qui reviennent le plus souvent, c’est l’imparfait et l’imparfait du subjonctif. Il y a de petits bouquins que l’on vend, donc prenez ça et exercez-vous. La langue bien parlée, ça fait plaisir, mais quand on lit du galimatias…
Aujourd’hui, la presse sénégalaise est bien structurée et je suis fier de pouvour dire que dans la presse francophone ou anglophone, nous sommes parmi les meilleurs. Donc, améliorez la qualité de l’écriture »
(L’Observateur, 14 février 2019).
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