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Plus de 1.200 enfants retirés de la rue au Sénégal : un espoir renaît pour les plus vulnérables

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À Dakar, Saint-Louis, Thiès et Kaolack, des milliers de regards d’enfants errants ont enfin trouvé un peu de lumière. En 2025, plus de 1.200 enfants ont été retirés de la rue grâce au Projet d’appui institutionnel au système de protection de l’enfant au Sénégal (PAISPES), un programme qui change silencieusement la vie de ces jeunes souvent oubliés. Mbayang Madjiguène Diop, coordonnatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CAPE), a dévoilé ces chiffres lors d’un atelier d’évaluation à mi-parcours tenu à Mbour, rappelant que derrière chaque chiffre se cache une histoire, une enfance volée que l’on s’efforce de restituer.

Pour certains, c’est le retour dans leur famille, là où l’étreinte d’un parent apaise des années de solitude. Pour d’autres, c’est le banc de l’école, l’espoir de réussir, d’apprendre et de rêver à un avenir meilleur. Ces enfants, autrefois livrés à eux-mêmes dans les rues animées ou désertes de leur ville, ont bénéficié d’un accompagnement coordonné par les comités départementaux de protection de l’enfance, une démarche qui allie action sociale, supervision et suivi rigoureux.

Le projet ne se limite pas au retrait des enfants de la rue. Il a aussi permis de réhabiliter le centre Gindi, transformé en un “centre de référence” pour l’accueil et la protection des enfants en détresse. Ce lieu, destiné à renforcer les capacités des travailleurs sociaux et à offrir un refuge sûr, se veut un modèle pour toute l’Afrique de l’Ouest. Pour ces enfants, c’est plus qu’un toit : c’est un symbole de sécurité, de chaleur humaine et de dignité retrouvée.

Malgré ces succès, les défis restent nombreux. Le fléau des enfants de la rue ne disparaît pas du jour au lendemain. Comme l’a rappelé Omar Samb, conseiller technique du ministre de la Famille, certains enfants continuent de vivre en marge de la société, confrontés à la pauvreté, à l’isolement et à la précarité. Mais chaque enfant réinséré, chaque sourire retrouvé, chaque regard d’espoir ravivé, est une victoire sur l’indifférence et la résignation.

Au cœur de ces actions, il y a une conviction : aucun enfant ne doit être abandonné à la rue, aucun rêve ne doit être étouffé par la précarité. Grâce au PAISPES, ces enfants découvrent qu’une vie meilleure est possible, et que, parfois, le simple fait d’être vu, entendu et protégé, peut transformer un destin.

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Djiby SENE

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.

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