Les députés ont adopté, mardi, à une large majorité, le projet de seconde loi de finances rectificative (LFR) pour l’année budgétaire en cours, au terme de débats nourris à l’Assemblée nationale. Défendu par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, ce texte s’inscrit, selon le gouvernement, dans une démarche de gestion marquée par la rigueur et la transparence des finances publiques.
Face aux parlementaires, le ministre a souligné que cette seconde LFR ne saurait être réduite à un simple exercice technique. Elle constitue, a-t-il insisté, une illustration concrète de l’engagement de l’État à rendre compte de manière responsable et transparente de l’utilisation des ressources publiques, dans un contexte économique exigeant.
Le projet adopté fixe les recettes de la loi de finances rectificative à 4 531,1 milliards de francs CFA, tandis que les dépenses sont arrêtées à 6 227,0 milliards de francs CFA. Des chiffres qui traduisent, selon l’exécutif, la nécessité d’ajuster les prévisions budgétaires afin de faire face aux priorités économiques et sociales du pays.
L’examen du texte en procédure d’urgence a toutefois suscité des réactions contrastées au sein de l’hémicycle. Les députés du groupe Pastef, majoritaire, ont estimé que cette démarche ne constituait en rien une entorse aux règles budgétaires en vigueur, jugeant la procédure conforme au cadre légal et aux impératifs de l’action gouvernementale.
À l’inverse, plusieurs parlementaires de l’opposition ont exprimé leurs réserves, regrettant qu’un projet de loi d’une telle importance soit soumis à l’Assemblée dans des délais jugés trop courts. Aïssata Tall Sall, membre du groupe Takku Wallu Sénégal, a notamment déploré un calendrier ne permettant pas, selon elle, un examen suffisamment approfondi de ce second collectif budgétaire.
Malgré ces divergences, le projet de loi a été adopté, confirmant la volonté du gouvernement de poursuivre ses ajustements budgétaires, tout en ravivant le débat sur l’équilibre entre efficacité de l’action publique et exigence de contrôle parlementaire.
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