La Société nationale de recouvrement (SNR) semble avoir trouvé un nouveau souffle. Depuis juin 2024, elle a réussi à recouvrer globalement 4,5 milliards de francs CFA, un résultat qui, selon son directeur général Babacar Ndiaye, illustre sa bonne santé financière malgré un passif colossal issu des anciennes banques publiques dissoutes.
En visite à Tivaouane lundi, à l’approche du Gamou, le directeur général a été reçu par Serigne Mbaye Sy Abdou, représentant du khalife général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour. Le guide religieux a formulé des prières pour le Sénégal et pour la réussite de sa mission à la tête de la SNR.
Créée en 1991, l’institution avait été installée dans un contexte difficile, avec la charge de gérer les créances des banques publiques fermées. Ce lourd héritage s’élève encore aujourd’hui à près de 86 milliards de francs CFA. Mais Babacar Ndiaye tient à faire la distinction entre ce passif historique et la gestion actuelle de la société. Selon lui, la SNR ne connaît aucun déficit, fonctionne de manière autonome, assure ses propres charges et ne bénéficie d’aucune subvention publique. Bien au contraire, elle contribue directement au budget national.
Depuis son arrivée à la tête de l’institution, le nouveau patron de la SNR indique avoir reversé près de trois milliards de francs CFA au Trésor public, grâce à des performances de recouvrement jugées encourageantes. Pour lui, ces résultats confirment le rôle clé de la SNR dans la mobilisation des ressources publiques, au même titre que la Douane ou la Direction générale des impôts et domaines. Cette dynamique, souligne-t-il, s’inscrit dans l’Agenda Sénégal 2050 qui vise à renforcer la soutenabilité financière du pays.
Regardant vers l’avenir, Babacar Ndiaye révèle qu’un projet de réforme de la loi créant la SNR est à l’étude. S’il est adopté par l’Assemblée nationale, ce texte permettra à la structure d’étendre son champ d’action au recouvrement des créances privées. Une évolution qui ouvrirait la voie à une collaboration plus étroite avec les banques commerciales et renforcerait son rôle dans la mobilisation des ressources financières.
En attendant, l’objectif immédiat demeure clair : consolider les capacités de recouvrement de l’institution et conforter sa place comme partenaire essentiel de l’État dans le financement des politiques publiques.
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