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🔮Covid-19 – MĂ©sentente entre le Pr Seydi et l’administration : Le SUDES /ESR tire sur le porte-parole du ministĂšre de la SantĂ©

Dans un communiquĂ© publiĂ© hier, le Syndicat unique des enseignants du SĂ©nĂ©gal/section universitĂ© (Sudes/Esr) se dit «choquĂ© par cette expression malheureuse et contraire Ă  tout esprit de bonne gouvernance et de reddition des comptes» Ă  la suite de la sortie du directeur de cabinet du ministĂšre de la SantĂ© et de Action qui recadrait le professeur Mousa Seydi. Le Sudes/Esr est catĂ©gorique : « Toute attaque contre le Professeur Seydi est une attaque contre l’UniversitĂ© et les libertĂ©s qui la fondent. Au lieu de se demander comment il Ă©tait possible qu’un service de rĂ©animation ne fĂ»t pas construit selon les normes, au lieu de se demander comment le marchĂ© pour ce service de rĂ©animation a Ă©tĂ© passĂ© et comment il a Ă©tĂ© possible qu’un tel service de rĂ©animation fĂ»t rĂ©ceptionnĂ©, il a prĂ©fĂ©rĂ© gourmander le Professeur Seydi en lui reprochant de ne pas «laver le linge sale en famille», tire le Sudes/Esr.

Mais qu’à cela ne tienne. Dans leur dĂ©claration, les syndicalistes qui soutiennent totalement le Pr Seydi, rappellent que les «mĂ©decins hospitaliers universitaires ne reçoivent pas d’ordre du ministre et ne sont pas soumis Ă  une quelconque obligation de rĂ©serve. Leur autoritĂ©, c’est le recteur de leur Université» et d’ajouter cette autre couche assassine : «Certains postes dans les Centres hospitaliers universitaires sont rattachĂ©s Ă  certains statuts universitaires. En tant que titulaire de la chaire de Maladies Infectieuses, le Professeur Seydi est ipso facto Chef du Service des Maladies infectieuses de Fann. L’UniversitĂ© le choisit. Le ministre ne fait qu’entĂ©riner un choix dans lequel sa compĂ©tence est liĂ©e ». Fort de cela, poursuit le document, «le Professeur Seydi a des devoirs non pas envers une administration mais envers la VĂ©ritĂ© et la Science. Ces devoirs et surtout son droit Ă  s’exprimer plus librement que n’importe quel administratif, sont garantis par la loi N° 94-79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises et libertĂ©s universitaires».

AprĂšs ce bref rappel et explications des faits, le Sudes/Esr «s’indigne donc que le Dr Aloyse Diouf se soit permis de se montrer aussi peu respectueux de ses devoirs de haut fonctionnaire qui doit scrupuleusement respecter la loi et veiller Ă  prĂ©server les libertĂ©s acadĂ©miques qu’elle consacre. Ces libertĂ©s garantissent d’ailleurs la validitĂ© des diplĂŽmes du Dr Diouf. Si le Dr Diouf Ă©prouve, malgrĂ© la crise que nous vivons, le besoin de discipliner ses subordonnĂ©s, nous lui suggĂ©rons de mener l’enquĂȘte pour savoir comment la situation constatĂ©e par le Professeur Seydi a pu se produire dans des structures dĂ©pendant d’un ministĂšre oĂč il occupe un poste si Ă©minent». L’occasion faisant le larron, le Sudes/Esr assure son «total soutien au Pr Seydi et l’encourage Ă  persĂ©vĂ©rer dans la voie de la vĂ©ritĂ© qui est la seule digne d’un universitaire et appelle la population sĂ©nĂ©galaise Ă  continuer Ă  respecter les gestes barriĂšres qui nous protĂšgent tous de la pandĂ©mie du coronavirus ».

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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