🔴 Ibrahima Konaté envoie un message à Liverpool avant la finale de la Ligue des champions

Le dĂ©fenseur de Liverpool Ibrahima KonatĂ© s’est exprimĂ© avant la finale de la Ligue des champions contre le Real Madrid : « Je ne peux pas m’arrĂŞter de regarder » –
Le dĂ©fenseur Ibrahima KonatĂ© est en pleine action au Centre AXA de Liverpool, oĂą il raconte sa carrière jusqu’Ă prĂ©sent, quand quelque chose attire son attention.
Le dĂ©fenseur central des Reds discute avec une poignĂ©e de publications, dans la base d’entraĂ®nement du club Ă Kirkby, lorsqu’une image particulière sur le mur de la salle de rĂ©union attire son regard.
La photo en question est celle de Jurgen Klopp, prise il y a près de trois ans Ă Madrid. Mais ce n’est pas le manager de Liverpool qui attire le regard de KonatĂ©.
Ce qui a vraiment attirĂ© l’attention du dĂ©fenseur de 36 millions de livres sterling, c’est le trophĂ©e de la Ligue des champions que Klopp brandit triomphalement sur la grande toile grise. C’est le mĂŞme morceau d’argent que KonatĂ© pourrait serrer dans ses bras samedi soir.
« Je ne peux pas m’empĂŞcher de regarder le trophĂ©e », admet-il, avant de rĂ©vĂ©ler que le choc contre le Real Madrid en finale de la Coupe d’Europe – dans sa ville natale de Paris, rien de moins – sera « certainement le meilleur moment de ma vie ».
KonatĂ© dĂ©clare : « Je n’ai pas encore d’enfants, donc je ne peux pas ĂŞtre sĂ»r, mais je pense que ce sera le plus grand moment. La finale de la Ligue des champions. Ă€ Paris. Chez moi. Si j’avais voulu, je n’aurais pas pu rĂŞver mieux. »
Ă€ bien des Ă©gards, le voyage de 11 miles entre Paris, oĂą KonatĂ© a grandi, et le Stade de France, situĂ© juste au nord de la ville, Ă Stade Denis, a Ă©tĂ© un vĂ©ritable pĂ©riple. Il a commencĂ© lorsqu’il a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Sochaux en 2014 pour poursuivre son rĂŞve, un rĂŞve qu’il avoue aujourd’hui sans ambages ĂŞtre considĂ©rĂ© comme « le meilleur dĂ©fenseur central du monde ».
Son objectif numĂ©ro un Ă l’Ă©poque – Ă l’âge de 14 ans seulement – Ă©tait simplement de vivre du football.
« Mon rĂŞve Ă cette Ă©poque Ă©tait simplement de devenir un joueur de football professionnel », dit Konate avec l’aide d’un traducteur. « Juste devenir un joueur de football professionnel. Bien sĂ»r, quand j’avais 14 ans, je n’avais pas en tĂŞte l’idĂ©e d’ĂŞtre dans un grand club – si quelqu’un m’avait demandĂ© Ă quel âge vous pourriez jouer Ă Liverpool, j’aurais rĂ©pondu 28 ou 29 ans. Ă€ cette Ă©poque, le rĂŞve Ă©tait de jouer en pro. Je ne pouvais pas penser Ă autre chose.
« Le chemin a Ă©tĂ© long, très long ! Je me souviens qu’il y a des annĂ©es, quand je venais de rejoindre Sochaux, il y avait cette finale. Nous avons fait le voyage pour aller au Stade de France pour voir les moins de 19 ans en finale. C’est incroyable de penser que je regardais un match de ce niveau depuis les tribunes il y a quelques annĂ©es, ma première fois lĂ -bas, et maintenant je serai sur la pelouse en train de jouer une finale de Ligue des Champions lĂ -bas. C’est vraiment un sacrĂ© voyage, oui ! »
Si le plan de carrière de KonatĂ© Ă©tait d’atteindre ce stade Ă 28 ans, il se retrouve avec cinq ans d’avance sur son propre calendrier puisqu’il a eu 23 ans mercredi. Comme le veut la tradition, le dĂ©fenseur a eu droit Ă plusieurs interprĂ©tations de « Happy Birthday » dans les diffĂ©rentes langues parlĂ©es au sein de l’Ă©quipe de Liverpool, juste avant le dĂ©but des prĂ©paratifs de la troisième finale de Coupe d’Europe de l’ère Klopp.
Il a parcouru un long chemin depuis qu’il jouait dans la rue avec ses frères, lorsque l’argent Ă©tait rare et qu’ils crĂ©aient leurs propres ballons de football de fortune avec du papier et du ruban adhĂ©sif. Mais ce sont ces premières bases qui l’ont propulsĂ© sur la plus grande des scènes ce week-end.
« Je jouais dans les cages », dit-il de ses annĂ©es de formation. « Je pense que comme la plupart des jeunes Parisiens, nous ne pouvions pas aller voir du football dans de vrais stades, nous n’avions pas l’argent. Et nous ne jouions pas sur des terrains [appropriĂ©s], parce que nous n’avions pas ces opportunitĂ©s ».
« Mais nous avons trouvĂ© des moyens de jouer au football quand et oĂą nous le pouvions, mĂŞme avec du papier ! Je me souviens qu’Ă l’Ă©cole, nous utilisions du scotch et du papier pour fabriquer des ballons de football et, bien sĂ»r, nous n’avions pas besoin de grand-chose pour ĂŞtre heureux, nous Ă©tions heureux de jouer dans la rue ».
« Si c’Ă©tait un ballon en mousse, en cuir ou en plastique, il nous occupait toute la journĂ©e. Nous jouions dans la rue, ces cages, moi et mes frères, et c’est pourquoi, je pense, nous avons ces qualitĂ©s ».
« Tout le monde sait que Paris est un foyer oĂą il y a beaucoup de talents. Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’atteindre ce niveau mais ce n’est pas une fin en soi, j’ai encore beaucoup d’objectifs et de buts derrière tout ça Ă atteindre. »
KonatĂ©, dont le transfert de 36 millions de livres du RB Leipzig a Ă©tĂ© confirmĂ© il y a 12 mois avant d’ĂŞtre officialisĂ©, a connu une excellente première campagne Ă Anfield.












