đŽ750 milliards en l’air : SĂ©nĂ©gal bien arrogĂ©, Dakar complĂštement inondĂ©

AprĂšs Tivaouane et Mbour, la capitale sous les eaux ! Le ciel a dĂ©cidĂ© dâouvrir ses vannes ce week-end et ce nâest pas sans causer de grands dommages Ă Dakar oĂč les principales artĂšres du centre-ville et de la banlieue subissent la furie des eaux.
De la MĂ©dina Ă Diamniadio en passant par les quartiers tels que le Point E, Yoff, les Maristes, Thiaroye, Mbao ou encore Keur Massar, beaucoup de compatriotes ne dormiront que dâun seul Ćil.
Partout, la chaussée est invisible tant elle est engloutie par les vagues spontanées qui ruissÚlent vers les points les plus bas. Seul les grosses cylindrées arrivent, tant bien que mal, à se frayer un chemin. Les berlines et les citadines, piégées par le ciel se cherchent un abri en hauteur le temps de passer à un hypothétique temps plus clément.
JusquâĂ Diamniadio et mĂȘme Ă Mbour et Ă ThiĂšs, le spectacle est le mĂȘme si lâon en croit les images qui dĂ©filent sur les rĂ©seaux sociaux. La route nationale numĂ©ro 1 (RN1) est impraticable et lâautoroute Ă pĂ©age, prise dâassaut, dessert au compte-gouttes.
Ce samedi, Ă partir de 16 heures, presque aucun taxi nâest visible Ă lâhorizon. A croire que les chauffeurs se sont passĂ©s le mot, conscient de la rĂ©elle menace. Les plus tĂ©mĂ©raires font payer le risque aux clients. Les prix sont multipliĂ©s par cinq. Pas le temps de marchander.
Les clients qui nâont pas de place se rĂ©solvent Ă glisser dans lâeau, les habits trempĂ©s, les tĂ©lĂ©phones portables ensachĂ©s sans aucune garantie dâimpermĂ©abilitĂ©. On rentre, comme on peut. Et quand lâon scrute les prĂ©visions mĂ©tĂ©o qui annoncent de plus fortes pluies le lendemain, dimanche (encore heureuxâŠ), lâon mesure davantage lâampleur du sinistre. Dakar se noie.
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