đŽAziz : «Certains amis chefs dâEtat ont insistĂ© pour que je fasse un troisiĂšme mandat, jâai refusé»

Dakaractu – Sous le coup dâune traque qui fait suite au rapport de la commission dâenquĂȘte parlementaire, lâancien prĂ©sident de la RĂ©publique islamique de Mauritanie a Ă©tĂ© interpellĂ© et placĂ© en garde Ă vue pendant une semaine.
LibĂ©rĂ©, aucune charge nâa Ă©tĂ© retenue contre lui, mais il reste Ă la disposition de la justice. Ses documents de voyage sont rĂ©cupĂ©rĂ©s et il est interdit de sortir de la capitale.
Cette situation indispose au plus haut point Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans un entretien avec France24, il sâen est plaint et dĂ©nonce ce quâil appelle « une vendetta politique ». « Câest une violation de la constitution de notre pays », accuse-t-il le rĂ©gime.
Selon le prĂ©dĂ©cesseur de Ould Mohamed Cheikh Ghazouani, tous ses soucis ont commencĂ© avec son intention de reprendre en main le parti politique quâil dit avoir lui-mĂȘme créé.
« Ils nâont mĂȘme pas acceptĂ© que je crĂ©e un autre parti », a martelĂ© lâancien prĂ©sident mauritanien qui dit sâattendre Ă tout avec le rĂ©gime actuel. Pourtant, il pouvait tenter un troisiĂšme mandat, comme la majoritĂ© de ses homologues africains. Mais Ould Abdel Aziz dit vouloir se conformer Ă la constitution de son pays quand bien mĂȘme il avait la possibilitĂ© de briguer un troisiĂšme mandat.
« Jâavais la possibilitĂ© de faire un coup dâEtat constitutionnel avec mes 102 dĂ©putĂ©s. Je lâai refusĂ©. Je nâai jamais voulu faire un troisiĂšme mandat. Donc pourquoi ferai-je un coup dâĂtat alors que jâavais la possibilitĂ© juridique de changer la constitution avec lâappui de plus de 102 dĂ©putĂ©s », a-t-il confiĂ© au journaliste de France24.
Les « tracasseries » quâil dit subir depuis son dĂ©part du pouvoir lui font-il regretter sa dĂ©cision de sâen aller au bout de deux mandats ? « Non je ne considĂšre pas que jâai fait une erreur. Jâai agi en Ăąme et en conscience. Je suis tranquille moralement et physiquement. Je ne regrette rien malgrĂ© que certains de mes amis chefs dâEtat mâont demandĂ©, ont insistĂ© pour que je fasse le troisiĂšme, mais jâai refusĂ©. Jâai tenu Ă incruster la dĂ©mocratie », rĂ©pond Aziz.












