đŽDaouda Mine : ââJâai honnĂȘtement de sĂ©rieuses doutes quant Ă la culpabilitĂ© dâOusmane Sonkoââ

Le directeur de publication du site dâinformation en ligne IGFM, Daouda Mine, a fait part, jeudi, de son ultime conviction sur lâaffaire Ousmane Sonko-Adji Sarr.
Depuis le dĂ©but de lâaffaire Ousmane Sonko, je me suis gardĂ© dâĂ©voquer les faits, restant sur les principes (exigence de sauvegarde des intĂ©rĂȘts de la plaignante, respect du droit de la dĂ©fense, Ă©clairage sur la procĂ©dure initiĂ©e par le parquet et pour la levĂ©e de lâimmunitĂ© parlementaire). La raison est que je tenais Ă me fixer ma propre religion dâabord, en me basant sur mes propres investigations. Lâautre raison est que je respecte trop ceux qui me suivent pour leur servir des balivernes.
Aujourdâhui, pour la premiĂšre fois, jâai pu lire moi-mĂȘme lâintĂ©gralitĂ© du procĂšs-verbal dâenquĂȘte prĂ©liminaire dressĂ© par la Section de recherches de la gendarmerie dans le cadre de cette affaire.
Les gendarmes ont relevĂ© des contradictions dans la version de la plaignante Adji Sarr. Les tĂ©moignages de la propriĂ©taire du Salon, de son mari, de la deuxiĂšme masseuse et mĂȘme de celui qui sâest prĂ©sentĂ© comme le fils de Maodo Malick Mbaye de «Gueum sa bopp», membre de la coalition de la mouvance prĂ©sidentielle «Benno Bokk Yaakaar», sont de nature Ă anĂ©antir lâaccusation. Jâai Ă©galement relevĂ© que le certificat mĂ©dical dressĂ© par le Dr Alfousseyni Gaye de lâhĂŽpital Idrissa Pouye de Grand Yoff (ex-Cto) ne corrobore pas la version servie par Adji Sarr dans son audition Ă la gendarmerie.
Vu que lâarticle 320 dispose que «tout acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol», jâai honnĂȘtement de sĂ©rieuses doutes quant Ă la culpabilitĂ© dâOusmane Sonko.
En effet, au vu des constations des gendarmes, des tĂ©moignages, de lâaudition de Adji Sarr et des Ă©lĂ©ments dâexpertise joints au procĂšs-verbal, mĂȘme sâil y a conviction sexuelle (ce qui reste Ă prouver), câest avec le consentement de la supposĂ©e victime. Câest mon intime conviction.
Par consĂ©quent, si jâĂ©tais dĂ©putĂ©, je ne lĂšverais pas lâimmunitĂ© parlementaire dâOusmane Sonko. Ce serait tout Ă lâhonneur des dĂ©putĂ©s de refuser de livrer leur collĂšgue Ă la justice, comme ce fut le cas lors de la demande de levĂ©e de lâimmunitĂ© parlementaire de lâactuelle prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, Moustapha Niass, en 2001
Yalla deugue la beugue !!!
Par #Daouda_Mine












