Affaire Amadou Macky Sall : l’onde de choc des milliards suspects

Nouvelles révélations, auditions en cascade, ramifications inattendues : l’affaire dite Amadou Macky Sall prend une ampleur vertigineuse. Ce scandale financier, qui mêle hommes d’affaires, héritiers politiques et stars du showbiz, met en lumière les zones grises d’un système où luxe et argent public se confondent dangereusement.
L’extraction surprise de Mahmadane Sarr
Ce mardi 23 septembre, un nouveau rebondissement secoue le dossier. Selon L’Observateur, Mahmadane Sarr, patron de Lansar Auto, a été extrait de sa cellule de Rebeuss pour être entendu par la Division des investigations criminelles (DIC). Déjà mis en cause pour une affaire de factures de location de voitures de luxe dépassant les 13,6 milliards de francs CFA, l’homme d’affaires est désormais au cœur d’une enquête qui s’alourdit de révélations explosives.
Des milliards qui s’empilent
Car le scandale dépasse désormais les simples factures contestées. Les enquêteurs ont mis la main sur des Certificats nominatifs d’obligation (CNO) d’une valeur colossale : 16,57 milliards de francs CFA. Des titres financiers enregistrés au nom de Lansar Auto, et surtout réglés le 29 mars 2024… soit seulement cinq jours après l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Une chronologie qui intrigue et qui pourrait s’avérer capitale pour la suite de l’instruction.
Quand la Centif allume la mèche
C’est la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) qui a levé le voile sur ces transactions. Dans son rapport supplétif, l’organisme de lutte contre le blanchiment évoque des flux financiers anormaux estimés à 5,597 milliards de francs CFA. De quoi pousser le Parquet financier à ouvrir une information judiciaire pour des accusations graves : détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.
Un dossier aux ramifications sensibles
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Au centre du scandale, le nom d’Amadou Macky Sall, fils de l’ancien président, apparaît de plus en plus directement lié. Si son implication se confirme, le dossier prendrait une dimension éminemment politique, soulevant des questions brûlantes sur la gestion du pouvoir et l’héritage du régime passé.
À cela s’ajoute une dimension inattendue : la présence du chanteur Wally Seck dans le rapport de la Centif. Son audition est attendue, preuve que l’affaire pourrait encore déborder le champ strictement politico-financier pour s’inviter dans la sphère culturelle et médiatique.












