Moustapha Guirassy annonce la construction de 92 établissements scolaires : 46 CEM et 46 écoles élémentaires pour renforcer l’éducation au Sénégal

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a annoncé la pose de la première pierre de 46 collèges d’enseignement moyen (CEM) et 46 écoles élémentaires à travers le pays, dans le cadre d’un vaste programme de renforcement des infrastructures scolaires. Le financement de ces projets est déjà bouclé, confirmant la volonté de l’État d’améliorer durablement l’accès à une éducation de qualité.
Réunis ce vendredi 10 octobre au Building administratif Président Mamadou Dia, lors de la conférence de presse gouvernementale « Kàddu », Moustapha Guirassy a détaillé les nouvelles orientations du gouvernement en matière d’éducation. Ces mesures visent à promouvoir un système inclusif, moderne et aligné sur les directives du Président de la République.
Le ministre a notamment rappelé que les travaux relatifs aux assises des daaras sont en cours, et que leurs conclusions seront rendues publiques dans les mois à venir. Cette initiative, a-t-il précisé, participe d’une vision globale d’intégration et de valorisation de toutes les composantes du système éducatif sénégalais.
Sur le plan pédagogique, une avancée majeure concerne l’introduction progressive des langues nationales dans l’enseignement. « Huit langues nationales sont désormais intégrées dans les programmes et sont en train d’être enseignées dans les écoles publiques élémentaires », a souligné M. Guirassy, saluant une étape importante dans la valorisation de la diversité linguistique et culturelle du pays.
Le ministre s’est également exprimé sur la situation des enseignants décisionnaires, un dossier sensible qui sera, selon lui, « vidé avant le 30 janvier 2026 ». Une mesure qui traduit, selon ses mots, « l’urgence et la priorité accordées à la stabilité du corps enseignant ».
Au-delà des réformes structurelles et pédagogiques, Moustapha Guirassy a réaffirmé son ambition de revaloriser la fonction enseignante : « Nous voulons revaloriser la fonction enseignante selon les directives du Président de la République », a-t-il insisté, évoquant une politique globale d’amélioration des conditions de travail et de reconnaissance du mérite.
Enfin, il a mis en avant la mise en œuvre de la première politique nationale d’inclusion dans le secteur éducatif. « C’est la première fois que nous avons une politique nationale d’inclusion dans le secteur éducatif au Sénégal. C’était une vieille revendication », a-t-il déclaré, soulignant la portée historique de cette réforme.












