Sénégal 2026 : 633 milliards pour transformer le pays – les 44 chantiers stratégiques du PRES

En 2026, l’État du Sénégal s’apprête à déployer l’un des programmes d’investissements publics les plus ambitieux de la décennie. Au total, 633,7 milliards de francs CFA seront injectés dans 44 projets majeurs, financés dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES). Un effort colossal piloté par le gouvernement sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, qui positionne ces investissements comme le socle d’un nouveau cycle de modernisation nationale.
Un budget tourné vers les besoins essentiels
Survoler les annexes du PRES révèle une orientation nette : santé, infrastructures, eau, énergie, enseignement supérieur, agriculture.
Autant de secteurs jugés prioritaires pour accélérer la croissance, rétablir les équilibres sociaux et renforcer la souveraineté du pays.
1. Santé : modernisation et extension des structures publiques
Avec plusieurs dizaines de milliards alloués, la santé demeure l’un des piliers du programme.
Parmi les projets phares :
Construction et équipement de la polyclinique de l’hôpital Principal de Dakar Réhabilitation du Centre de santé de Diagane-BI Construction de neuf centres de santé supplémentaires Modernisation des services d’accueil d’urgence Réhabilitation d’infrastructures médicales délabrées à travers le pays
L’objectif est clair : renforcer l’accès aux soins en réduisant les inégalités territoriales.
2. Eau potable et assainissement : sécuriser l’approvisionnement
Le PRES 2026 finance également :
Le Grand transfert d’eau GTE
L’extension des réseaux d’eau en milieu rural
Le renforcement des systèmes de distribution
Une réponse stratégique aux défis pressants de l’accès à l’eau dans plusieurs régions.
3. Agriculture : mécanisation et projets communautaires
Le ministère de l’Agriculture bénéficie de financements structurants :
Programme de mécanisation agricole Projets de coopératives agricoles communautaires
De quoi renforcer l’autonomie alimentaire et soutenir les exploitants locaux.
4. Enseignement supérieur : de nouvelles universités, des résidences, des infrastructures
Le PRES consacre d’importants moyens aux universités :
Construction de l’Université du Sénégal oriental
Extension de l’Université de Ziguinchor Création de résidences universitaires à l’UCAD et à l’UAM
Finalisation des campus régionaux Ouverture de l’Université virtuelle du Sénégal élargie (UVS)
Une stratégie pour accompagner l’explosion démographique universitaire.
5. Énergie : électrification rurale et sécurité énergétique
Au programme :
Électrification rurale à Kaolack, Nioro, Fatick et Gossas
Extension du réseau Dagana–Podor–Saint-Louis
Renforcement du Programme national d’urgence d’électrification rurale
L’enjeu : connecter les zones les plus isolées et soutenir le développement économique local.
6. Infrastructures et mobilité : routes, aéroport, rail et gouvernance locale
Avec plus de 133 milliards, ce secteur concentre une part importante du budget :
Finalisation des routes Mékhé–Pékesse–Thiakamakh
Travaux sur la route Sandiara–Nguekhokh Réhabilitation de l’aéroport de Ziguinchor
Modernisation de la ligne ferroviaire Dakar–Kidira (phase Dakar–Tambacounda) Programme d’urgence pour la modernisation des axes frontaliers (PUMA) Programme de développement communautaire (PUDC)
7. Transport aérien : acquisition de deux avions pour Air Sénégal
Une enveloppe de 66 milliards FCFA est mobilisée pour renouveler et renforcer la flotte nationale, dans un contexte de relance du transport aérien.
Une vision politique assumée
Le choix des projets du PRES envoie un message clair :
👉 consolider les services publics,
👉 réduire les fractures territoriales,
👉 accélérer la modernisation du pays,
👉 tout en posant les bases d’une croissance durable.
Pour le Premier ministre Ousmane Sonko, ces investissements s’inscrivent dans une stratégie visant à redonner de la cohérence à l’action publique, après des années d’éparpillement des priorités.
Un pari historique sur l’avenir
En engageant 633 milliards FCFA en une seule année sur des projets structurants, l’État fait le pari d’un redressement rapide et visible.
Si les financements sont au rendez-vous et que l’exécution suit, 2026 pourrait devenir une année pivot dans la transformation du pays.












