À Dahra, Mabouba Diagne veut ériger le CRZ en pôle d’excellence en production vaccinale et amélioration génétique

En visite dans le département de Linguère, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a affiché une ambition claire : hisser le Centre de recherches zootechniques de Dahra au rang de pôle d’excellence en matière de recherche, de production vaccinale et d’amélioration génétique. Au cœur de la zone sylvopastorale, cette infrastructure stratégique concentre, selon lui, des atouts capables de transformer durablement le sous-secteur de l’élevage au Sénégal.
Au cours de la visite, le ministre a parcouru les différentes composantes du site, notamment le centre d’amélioration génétique, la bergerie de zébus Gobra et le laboratoire de vaccins. Devant les techniciens et responsables, il s’est montré confiant quant au potentiel du centre, affirmant que les installations existantes n’ont « rien à envier au reste du monde ». Le centre de vaccination, récemment renforcé grâce à un financement de 500 millions de francs CFA de la Banque africaine de développement, a particulièrement retenu son attention. Cet appui a permis l’acquisition d’équipements de dernière génération, ouvrant la voie à une montée en puissance de la production vaccinale nationale.
Malgré ces avancées, le ministre a reconnu l’existence d’un déficit de moyens qui freine encore l’exploitation optimale du site. Il a ainsi échangé avec les équipes techniques sur les pistes de solutions envisageables, notamment à travers des partenariats public-privé susceptibles de mobiliser des ressources additionnelles et d’accélérer la modernisation des infrastructures.
Le potentiel foncier du centre constitue, à ses yeux, un levier déterminant. Avec 6 800 hectares exploitables, offrant des possibilités d’installation de forages et d’aménagement de vastes périmètres fourragers, le site pourrait contribuer à la reconstitution du capital semencier et à l’atteinte de l’autosuffisance en vaccins. Dans un contexte marqué par les défis sanitaires et climatiques, cette perspective apparaît comme un enjeu stratégique pour la sécurisation du cheptel national.
La tournée ministérielle avait débuté à Labgar par la visite d’un forage dédié aux cultures fourragères, avant de se poursuivre à Téssékéré, où le ministre s’est rendu dans une coopérative agricole communautaire de 40 hectares, dont 7 hectares irrigués. Il y a également visité un magasin de stockage d’aliments de bétail et un cabinet de soins vétérinaires, réaffirmant l’engagement des autorités à faire de l’élevage un pilier majeur de l’économie nationale.
À Dahra comme dans les autres localités parcourues, le message est resté constant : moderniser, structurer et professionnaliser l’élevage pour en faire un moteur de croissance, d’emplois et de souveraineté alimentaire. Pour le ministre, le Centre de recherches zootechniques de Dahra incarne désormais cette ambition, à condition que les moyens suivent la vision.












