Marie Rose Fatou Khady Faye : « Ousmane Sonko est le seul Premier ministre à respecter l’article 104 du Règlement intérieur »

La Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les Institutions et porte-parole du Gouvernement, Marie Rose Fatou Khady Faye, a salué ce qu’elle considère comme un tournant dans les rapports entre l’Exécutif et le Parlement. Selon elle, Ousmane Sonko est « le seul Premier ministre sénégalais à respecter l’article 104 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale », une disposition qui encadre l’organisation des questions d’actualité au Gouvernement.
D’après la porte-parole, le chef du Gouvernement se présentera ce mardi 24 février à 10 heures devant les députés pour répondre aux interpellations des représentants du peuple, conformément aux exigences de l’article 104. Ce texte prévoit que, durant la session ordinaire unique, au moins une journée par trimestre soit consacrée aux questions d’actualité adressées au Gouvernement. Il s’agira ainsi de la deuxième séance de cet exercice au cours de la présente session, un rythme que Mme Faye interprète comme la traduction d’un respect scrupuleux des règles parlementaires.
Au-delà du formalisme juridique, la responsable gouvernementale y voit un signal politique fort. Elle estime que cette régularité dans la comparution du Premier ministre devant l’Assemblée nationale participe d’une volonté affirmée de consolider le contrôle parlementaire et de renforcer la culture de reddition des comptes. À ses yeux, cette dynamique contribue à rééquilibrer les rapports institutionnels en favorisant un dialogue direct et transparent entre l’Exécutif et la représentation nationale.
Marie Rose Fatou Khady Faye soutient que cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de gouvernance, fondée sur la transparence, la responsabilité et le respect des textes en vigueur. Elle affirme que la présence régulière du chef du Gouvernement à l’hémicycle témoigne d’un engagement à faire vivre les mécanismes démocratiques et à ancrer davantage la pratique institutionnelle dans les exigences de l’État de droit.











