Collision entre un bus et un “Cheikh Chérifou” près de Tambacounda : six morts et dix blessés graves

La route nationale 6 s’est encore transformée en théâtre de désolation. Lundi matin, à une dizaine de kilomètres de Tambacounda, une violente collision entre un bus et un véhicule de transport en commun communément appelé « Cheikh Chérifou » a coûté la vie à six personnes et fait plusieurs blessés graves, replongeant une fois de plus le pays dans l’émotion et la consternation face aux drames récurrents de la route.
Le choc s’est produit entre les localités de Médina Sibikilin et Touba Darou Salam, sur l’axe reliant Tambacounda à Ziguinchor via Gouloumbou. Selon les informations recueillies auprès de la 61e compagnie d’incendie et de secours de Tambacounda, la collision a été d’une extrême violence, laissant derrière elle un spectacle insoutenable fait de tôles froissées, de cris et de vies brisées.
Alertés à 8 heures 18 minutes, les sapeurs-pompiers ont rapidement pris la direction du lieu de l’accident et sont arrivés sur place à 8 heures 34 minutes. Mais l’urgence et la rapidité de leur intervention n’ont pas suffi à empêcher le pire. À leur arrivée, le bilan était déjà lourd.
« Sur place, nous avons dénombré vingt victimes dont dix avec des blessures graves, quatre avec des blessures légères et malheureusement six corps sans vie », a indiqué le lieutenant Mohamadou Falilou Fall, chargé de l’expédition des affaires courantes de la 61e compagnie d’incendie et de secours de Tambacounda.
Dans la confusion et la douleur, les secouristes ont tenté de porter assistance aux survivants, certains coincés dans les carcasses des véhicules, d’autres grièvement blessés sur le bitume. Les blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de la région, tandis que les corps sans vie étaient pris en charge sous les regards bouleversés de témoins encore sous le choc.
Comme souvent après ces drames routiers, les questions se multiplient. Excès de vitesse, imprudence, fatigue au volant ou état des véhicules : les circonstances exactes de la collision restent à élucider. Mais pour les familles des victimes, l’essentiel est ailleurs. En quelques secondes, des vies ont été arrachées, des familles plongées dans le deuil et des destins brutalement interrompus.
Sur cet axe routier très fréquenté reliant l’est et le sud du pays, la tragédie rappelle avec brutalité le lourd tribut payé chaque année par les Sénégalais sur les routes. Derrière les chiffres, ce sont des visages, des histoires et des familles qui portent désormais la douleur d’un matin devenu tragique.












