Acquitté après quatre ans de détention : le long calvaire judiciaire de R. Diouf, accusé de viol sur sa nièce de 12 ans
Accusé de viol, de pédophilie et de détournement de mineure sur sa propre nièce âgée de seulement 12 ans au moment des faits, l’homme comparaissait avec le poids d’accusations extrêmement graves qui ont détruit son quotidien et fracturé une famille entière. Tout avait commencé après un incident dans un internat scolaire où la jeune fille avait été surprise dans le jardin de l’établissement avec un camarade de classe, C. Mbengue. Face au directeur, l’adolescente avait d’abord parlé d’une relation consentie avec le garçon. Mais au fil des questions, alors que le responsable cherchait à comprendre comment une enfant de son âge avait pu se retrouver dans une telle situation, les révélations ont pris une tournure dramatique.
La fillette avait alors accusé son oncle paternel, R. Diouf, affirmant avoir été victime d’abus sexuels. Un certificat médical évoquant une ancienne déchirure hyménéale est venu renforcer les soupçons et précipiter l’arrestation de l’accusé, aussitôt placé sous mandat de dépôt. Depuis ce jour, l’homme vivait enfermé entre les murs de la prison, attendant qu’une décision de justice vienne enfin trancher son destin.
À la barre, l’émotion était palpable. R. Diouf, la voix parfois tremblante, a continué de nier catégoriquement les faits. En face, la jeune fille a maintenu ses accusations avec gravité, racontant que son oncle l’aurait agressée dans sa chambre pendant son sommeil après l’avoir bâillonnée pour étouffer ses cris.
Mais au fil des débats, le doute a fini par s’installer. Le procureur de la République lui-même a relevé plusieurs incohérences dans le dossier, notamment le fait que les accusations contre l’oncle n’étaient apparues qu’après l’incident avec le camarade de classe. Estimant que l’affaire reposait essentiellement sur les déclarations de la mineure face aux dénégations constantes du prévenu, il a requis l’acquittement.
Les avocats de la défense, Me Sy et Me Sène, ont plaidé avec force la thèse d’un conflit familial qui aurait dégénéré en accusations destructrices. Finalement, le tribunal a choisi de faire prévaloir le doute et a prononcé l’acquittement de R. Diouf.
Dans la salle, certains ont laissé couler leurs larmes. Après quatre longues années de privation de liberté, l’homme a quitté le tribunal libre, le visage marqué par le temps, les épreuves et les blessures invisibles laissées par cette affaire. Derrière ce verdict demeurent toutefois la douleur d’une famille déchirée, le traumatisme d’une enfant au cœur des débat
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