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Affaire “Alima Suppo” : Peines de prison et amendes lourdes pour vente illégale de produits pharmaceutiques

Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu son verdict, vendredi, dans l’affaire dite “Alima Suppo”, du nom d’Alima Fall, accusée d’avoir commercialisé illégalement des pommades et suppositoires prétendument destinés à augmenter le volume des fesses. Plusieurs prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme et à des amendes allant de 200 000 à 500 000 francs CFA.

Des peines de prison et des amendes lourdes

Le juge a condamné Alima Fall, alias “Alima Suppo”, ainsi que Maty Mbaye, à deux ans de prison, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA. Haoussou Ndiaye, également impliquée, a écopé de deux ans de prison, dont trois mois ferme, avec la même amende.

D’autres prévenus, notamment Seynabou Gassama, Bintou Diop, Pape Guéye et Moussou Gassama, ont été sanctionnés d’une peine de deux ans de prison, dont un mois ferme, et d’une amende de 200 000 francs CFA chacun.

Des accusations liées à la mise en danger de la vie d’autrui

Les mis en cause étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, mise en danger de la vie d’autrui, vente illégale de produits pharmaceutiques, exercice illégal de la profession de pharmacien, usurpation de fonction et administration de substances nuisibles à la santé publique.

Toutefois, le tribunal les a déclarés coupables de fabrication et de mise en vente de produits pharmaceutiques sans autorisation préalable, ainsi que de mise en danger de la vie d’autrui, tout en les relaxant des charges d’exercice illégal de la profession de pharmacien, d’usurpation de fonction et d’administration de substances nuisibles à la santé publique.

Confiscation et destruction des produits saisis

Dans son jugement, le tribunal a ordonné la confiscation et la destruction des pommades, médicaments et compléments alimentaires saisis chez Alima Fall et ses complices.

Par ailleurs, les prévenus ont été condamnés à verser un franc symbolique à SOS Consommateurs et à l’Ordre des Médecins du Sénégal, qui s’étaient constitués parties civiles dans l’affaire.

Enfin, la justice a mis les dépens à leur charge et a fixé la durée de la contrainte par corps au maximum.

Cette affaire met en lumière les dangers liés à la commercialisation illégale de produits pharmaceutiques et rappelle l’importance d’une réglementation stricte pour protéger la santé publique.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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