Campagne 2025-2026 : l’État suspend les importations de pomme de terre et d’oignon dès le 16 janvier

À partir du 16 janvier 2026, le Sénégal entre officiellement dans une nouvelle phase de régulation de son marché horticole. Par une lettre-circulaire signée à Dakar, le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé le gel immédiat des importations de pomme de terre et d’oignon, marquant ainsi le lancement officiel de la campagne de commercialisation 2025-2026 de ces deux produits stratégiques pour la souveraineté alimentaire nationale.
Cette décision s’inscrit dans la continuité des conclusions issues de la réunion tenue le 13 janvier 2026 au siège de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM), consacrée à la préparation de la campagne agricole. Selon les autorités, la production locale de pomme de terre est désormais disponible sur le marché depuis le 15 janvier 2026, tandis que celle de l’oignon le sera à compter du 15 février 2026. Des données douanières récentes indiquent par ailleurs que les importations programmées, réalisées sous forme de quotas, ont été exécutées à hauteur de 95 %, et que les stocks existants sont jugés suffisants pour couvrir les besoins du marché jusqu’à l’arrivée effective de la production nationale.
Face à ce contexte jugé favorable, l’État a décidé d’agir pour sécuriser l’écoulement de la production locale, préserver la stabilité des prix et éviter toute situation de surabondance liée aux importations pendant la phase de mise sur le marché des récoltes nationales. Le gel des importations de pomme de terre et d’oignon prend ainsi effet à compter du 16 janvier 2026 et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Toute nouvelle autorisation d’importation concernant ces deux produits est suspendue, sous la supervision conjointe des services des Douanes et de la Direction du Commerce intérieur, chargés de veiller à l’application stricte de la mesure.
Pour les opérateurs économiques ayant déjà des cargaisons en mer ou en cours d’acheminement, les autorités appellent à une concertation immédiate avec les structures compétentes, notamment l’ARM et les Douanes, afin de définir les modalités de gestion de ces flux. Plusieurs options sont envisagées, allant de la réorientation des cargaisons au stockage sous douane, en passant par des procédures de déclaration adaptées, dans le respect du cadre réglementaire en vigueur.
Chargée de superviser le lancement officiel de la campagne de commercialisation 2025-2026, l’Agence de Régulation des Marchés devra également publier les directives opérationnelles relatives à la commercialisation, au suivi des prix et à la communication à destination des consommateurs. À travers cette démarche, le ministère de l’Industrie et du Commerce entend renforcer la transparence du marché, protéger les producteurs locaux et garantir un approvisionnement équilibré et accessible aux ménages.
Les autorités comptent enfin sur la coopération et la diligence de l’ensemble des acteurs de la chaîne – producteurs, commerçants, importateurs et services de contrôle – afin d’assurer une mise en œuvre efficace de cette mesure, présentée comme un levier essentiel pour la protection du marché national et des intérêts du consommateur sénégalais.












